La Ciotat : une station balnéaire au riche passé industriel

Par Sandrine Moirenc
source : Détours en France n°165, p. 77

Cité de la mer construite par ses pêcheurs et bâtisseurs de navires, La Ciotat impressionne par sa duplicité : d’un côté, le port et son passé industriel avec ses chantiers navals ; de l’autre, une station balnéaire qui bat des records d’ensoleillement. La ville regorge
 de trésors naturels et culturels. Bien moins connue que Cassis, pittoresque voisine, La Ciotat vous surprendra, vous poussera à la découvrir.

La jetée Bérouard

La jetée Bérouard et le phare signalent l’entrée
 du vieux port de La Ciotat
 et son spectacle de voiliers et de pointus. Mais pendant trois siècles, de 1550 à 1850, c’est un fort protégeant la ville et une prison qui se tenaient à cet emplacement. Plus pacifique, l’ancien canot de la Société nationale de sauvetage en mer a pris place au pied du phare, symbole de la solidarité en mer.

Embarcation de pêcheur dans le port de La Ciotat


De frêles embarcations de pêcheurs face au gigantisme des grues. Un plan suffit à réunir le charme de cette petite cité portuaire et son histoire industrielle marquante et tourmentée.

Avec ses bâtiments, ses grues d'acier, son ascenseur à bateaux, le plus grand d'Europe, La Ciotat révèle son visage industriel. Une culture ancienne - les premier chantiers navals s'installent dans la cité en 1622 - , qui s'est développée au fil du temps, constituant le poumon économique de la ville. Avec la crise de la construction navale en Méditerranée, l'histoire prend brutalement fin en 1988 suite à la décision de la Commission européenne et du gouvernement français de fermer les chantiers. Depuis 2007, il s'est doté d'une plateforme de maintenance et de réparation de grands yachts, se lançant le défi de devenir le leader mondial dans sa branche.

Le phare de La Ciotat

Mascotte de la ville, le phare et sa belle superstructure de métal vert, déplacé d’une dizaine de mètres sur le môle en 1972, a conservé toute sa superbe. En arrière-plan, le beffroi de l’ex-hôtel de ville.

Ancien hôtel de ville de La Ciotat


Installé dans les locaux de l’ancien hôtel de ville
 et animé par l’association des Amis du Vieux La Ciotat, le musée ciotaden est la mémoire vive de la ville.

Rue Adolphe-Abeille


rue Canolle
Eglise Notre-Dame de l'Assomption
Derrière l'hôtel de ville s'étend le quartier historique de La Ciotat, dont la rue Canolle et la rue Adolphe-Abeille qui débouche sur l'église Notre-Dame de l'Assomption. La rue Abeille est représentative du cachet qui se dégage du lieu, avec ces anciennes demeures d'armateurs et de négociants du XVIIe siècle rivalisant de richesse. D'une famille ciotadenne, Adolphe Abeille fit don de sa maison du n°22 de la ville, qui la céda à l'Hospice. Face à la mer, la chapelle, également appelée Notre-Dame de la Garde, veille toujours sur les marins.