Le Grand et le Petit Palais : un héritage prodigieux

Par Dominique Le Brun et Dominique Roger
source : Détours en France n°156, p. 68

Pour comprendre la grandeur des lieux, il faut prendre de la hauteur et considérer les deux axes majeurs qui se croisent au cœur de Paris. Voyez d’abord celui tracé par le jardin des Tuileries et les Champs-Élysées, depuis le Louvre jusqu’à l’Arc de Triomphe. Puis observez de part et d’autre de la Seine, l’Élysée sur la rive droite et les Invalides sur la rive gauche. Le pont Alexandre-III fut bâti pour tracer un nouvel axe, et la croisée des deux servit d’écrin aux Grand et Petit Palais.

Le Petit Palais

Petit Palais et Grand Palais  sont bâtis pour l’exposition universelle de 1900 à la place du palais de l’Industrie. Sous la direction de l’architecte Charles Girault, deux styles cohabitent. Au grand académisme de l’enveloppe de pierre répond la halle coiffée d’une incroyable verrière de verre et d’acier (pesant à peu de chose près le poids de la tour Eiffel).

Le Grand Palais

Après l’exposition universelle, le Grand Palais sert à tout (on y organisa même des courses hippiques !), jusqu’à ce que le ministre de la Culture André Malraux décide, en 1962, d’en faire un lieu prestigieux d’expositions temporaires. Au début des années 1990, un rivet tombe du haut de la verrière, signe d’alerte de l’état de santé dégradé
 du bâtiment. On s’aperçoit même que les fondations du palais, reposant sur une forêt de pieux de chêne enfoncés dans un terrain marécageux, s’affaissent. D’urgents grands travaux de confortation sont entrepris entre 2004 et 2007.

Le Grand Palais

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