Arles : la ville antique

Par Sandrine Moirenc
source : Détours en France n°165, p. 64

Celle qu’on appelait la « Petite Rome 
des Gaules » est toujours tout imprégnée de sa gloire antique. Riche de l’un
 des plus grands ensembles monumentaux antiques en France, elle révèle encore
 des merveilles cachées, au fond du Rhône ou dans les sous-sols de maisons particulières.

Arles romaine, Arles médiévale, Arles provençale, Arles hispanique, Arles des peintres... Elle en a des qualificatifs, cette commune classée au patrimoine mondial de l'Unesco! Mais de tous ces univers qui imprègnent la ville, la patrimoine antique est sûrement celui sont la grandeur a réussi à ignorer le temps.

L'anphithéâtre d'Arles


Colonie fondée par César en 45 av. J.-C., Arelate, la cité aux portes de la Camargue, n’a pas usurpé son surnom de « Petite Rome des Gaules ». De cette période, Arles a conservé l’un des plus riches ensembles antiques de l’Hexagone. Parmi les plus anciens monuments : l’amphithéâtre, construit au Ier siècle sur le modèle du Colisée de Rome. Ses gradins accueillaient jusqu’à 20 000 personnes ; il comptait parmi les plus grands du monde romain. Des arènes qui ont retrouvé leur fonction originelle puisque s’y produisent de nos jours des courses de vaches camarguaises et des corridas.

Théâtre antique d'Arles

Le théâtre, datant du plan d'urbanisme établi sous le règne d'Auguste, fut achevé en l'an 12 av. J.-C. ; il devenait ainsi l’un des tout premiers théâtres en pierre du monde romain. L’édifice se composait de trois parties. La scène où les comédiens jouaient tragédies, mimes et pantomimes ; le mur servant à la fois de décor et fermant le monument ; et la cavea, espace semi-circulaire recevant les spectateurs (jusqu’à 10 000 répartis selon l’appartenance sociale sur 33 rangées). Aujourd’hui, le théâtre accueille les Rencontres internationales de la photographie d’Arles et des festivals

Galeris de l'amphithéâtre d'Arles

L’amphithéâtre romain possède des galeries périphériques et des escaliers intégrés à la substructure de la cavea conduisent à des vomitoires, grandes coursives souterraines voûtées. Cette circulation à l’intérieur de l’édifice permettait de ne pas mettre en contact direct les différentes classes sociales et d’évacuer les blessés, voire les morts, à l’issue des spectacles.

Ruelle du quartier de la Roquette


Ruelle du quartier de la Roquette Deux ambiances de ruelles quadrillant la Roquette, un quartier populaire. Les corporations de pêcheurs, marins, teinturiers menaient leurs activités sur le quai de la Roquette, emplacement du port du Moyen Âge jusqu’au milieu du XIXe siècle.

La rue des Arènes


La rue des Arènes relie 
la place du forum aux Arènes. L’École nationale supérieure de photographie d’Arles y a pignon sur rue.

La statue de Frédéric Mistral

Sur la place du Forum,
 la statue de Frédéric Mistral (1830-1914), membre fondateur du Félibrige qui créa le Museon Arlaten grâce à l’argent que lui rapporta son prix Nobel de littérature en 1904.

Place de la République


La place de la République, le portail de style roman provençal de l’ancienne cathédrale et primatiale Saint- Trophime (XIIe au XVe siècle.)

La fontaine à l'Obélisque


Face à l’hôtel de ville (XVIIe siècle), la fontaine à l’Obélisque.