Mâconnais : balade poétique sur les pas de Lamartine

Par Hugues Dérouard
source : Détours en France n°187

Mâconnais : en avant pour une balade poétique sur les pas de Lamartine. De son modeste « vendangeoir » de Milly à son extravagant château de Saint-Point, Alphonse de Lamartine, né à Mâcon en 1790, a vanté avec passion les paysages et les hommes de sa « terre natale ». Partons pour une escapade contemplative de cette Bourgogne du Sud, attachante région creusée de petites vallées, entre champs et vignobles.  

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La roche de Solutré, classée Grand Site de France

Devant l’hôtel de ville de Mâcon, sur l’esplanade Lamartine, une statue du poète contemplatif – un bronze réalisé par Falguières – trône, altière. Une immense mosaïque représentant Lamartine en ministre des Affaires étrangères du gouvernement provisoire de 1848, apparaît sur un immeuble du quai Lamartine. Au bord de la Saône, les allées Lamartine reproduisent à même le sol quelques vers du poème Le Lac. En arrivant dans la ville, impossible d’ignorer que l’auteur est né ici… Rue Bauderon-de Senecé, une plaque apposée sur un hôtel particulier signale d’ailleurs la demeure où le poète vit le jour en 1790. Une autre – rue Lamartine – apposée sur l’hôtel d’Ozenay, situe l’emplacement de la résidence de ses parents, issus d’une famille noble, et où le romantique composa un grand nombre de ses Méditations.

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L'hôtel Senecé. Cette maison aristocratique début XVIIIe siècle est élevée pour un haut dignitaire mâconnais au service du roi. Elle est depuis 1896 propriété de l'Académie des sciences, arts et belles-lettres de Mâcon. Le musée Lamartine occupe le premier étage du pavillon.

On dirait le sud

Du pont Saint-Laurent, qui enjambe la Saône, les quais alignent des façades aux couleurs pastel, coiffées de tuiles rondes, dites provençales. L’ensemble, superbe, est dominé d’un côté, à notre droite, par les tours asymétriques du Vieux-Saint-Vincent, vestige de l’ancienne cathédrale romane qui, menaçant de s’écrouler, fut en partie détruite en 1799, de l’autre, par les tours néo-romanes de l’église Saint-Pierre, édifiée dans la seconde moitié du XIXe siècle par André Berthier, un émule de Viollet-le-Duc. Mâcon se résumerait à Lamartine ? Il suffit  de s’engouffrer dans les ruelles du centre pour voir que la ville a beaucoup à offrir, tant par ses beautés architecturales que par son ambiance quasi-méridionale. La préfecture de Saône-et-Loire fleure le sud ! Comme à Lyon d’ailleurs, on teste, rue Carnot ou rue Franche, le réseau de traboules, ces passages couverts qui traversent de vieux immeubles pour passer d’une rue à l’autre et menant généralement à la Saône… À deux pas, sur la place aux Herbes, une halte est indispensable devant l’une des plus belles demeures de Bourgogne, la Maison de Bois (1490).

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Au 69 de la rue Franche, entrez sans crainte dans cette traboule. Vous passerez sous cette voûte ornée de séraphins, rendus un rien inquiétants par l'usure du temps.

Sur les traces de Lamartine dans les monts du Mâconnais

Nous nous engageons dans la rue Sigorgne, commerçante, qui grimpe vers les hauteurs de la ville. Un élégant édifice retient notre attention au numéro 41. L’hôtel Senecé, siège de l’Académie de Mâcon, est un bijou du XVIIIe siècle, style Régence.  Nous rencontrons Guy Fossat, l’un des membres de la vénérable institution, créée en 1805. « Saviez-vous que Lamartine a été plusieurs fois son président ?  De ce fait, l’académie, société des sciences, arts et belles lettres, possède des ressources lamartiniennes sous la forme de la totalité de ses œuvres écrites publiées…» On n’échappe pas au poète ! « Lamartine était très attaché à Mâcon et à la Saône-et-Loire, en témoignent ses nombreux mandats politiques, renouvelés dans une période de dix-huit ans, la plupart du temps comme conseiller municipal, député de Mâcon ou conseiller général ; en tant que député, ses efforts victorieux pour faire passer le chemin de fer sur la rive droite de la Saône et obtenir une gare à Mâcon ; en tant que conseiller général, une aide du conseil général à l’asile agricole de Montbellet (à quelques kilomètres de Mâcon) pour l’instruction d’employés de fermes, garçons et filles ; son éloge de l’agriculture, notamment dans son Discours aux jardiniers… » C’est décidé, nous partons sur les traces de Lamartine dans les monts du Mâconnais. Guy Fossat sera notre guide.

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Vue sur la Saône, le quai Lamartine et les flèches de l'église Saint-Pierre. Le style homogène et coloré des façades des immeubles évoque le sud.

Direction Milly 

Route de Cluny. Nous quittons Mâcon en direction du nord-ouest pour gagner Milly, dix kilomètres plus loin. Les maisons de pierre se blottissent autour d’une petite église du XIIe siècle, sur les versants d’une colline hérissée de vignes.  C’est dans ce bourg champêtre, 350 habitants aujourd’hui, que Lamartine passe auprès de sa mère une enfance et une adolescence heureuses. « Ici, il découvre la campagne, escalade les collines,  nage dans les rivières, vagabonde à travers prés et bois en compagnie de ses amis, fils de vignerons, explique Guy Fossat, c’est là que s’est forgée sa sensibilité, son amour de la nature. » Sa maison d’enfance, dans un domaine viticole, est toujours là,  assez simple, aux murs recouverts de lierre – son  origine remonte au début du XVIIIe siècle. Il acquiert la maison familiale en 1830 avec une cinquantaine d’hectares de vignes. Trente ans plus tard, criblé de dettes, il doit s’en séparer. Un déchirement qui lui inspire l’un de ses plus célèbres poèmes, La Vigne et la Maison : « Puis la maison glissa sur la pente rapide / Où le temps entasse les jours / Puis la porte à jamais se ferma sur le vide, Et l’ortie envahit les cours! » La maison, surnommée le « Vendangeoir », est aujourd’hui la propriété de la famille Sornay qui a pris soin à ce que jamais les orties n’envahissent la cour ! « Quand il l’a léguée à notre ancêtre, Alphonse de Lamartine avait demandé à ce que notre famille préserve de génération en génération cette atmosphère romantique. Une promesse que l’on a tenue et que l’on tiendra ! », affirme Catherine Sornay.

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Milly-Lamartine, ce petit village viticole du Mâconnais conserve le souvenir du bonheur qu'un enfant eut à y vivre. 

Une maison musée habitée

Loin d’être un musée figé, la maison a l’originalité d’être habitée toute l’année par Catherine et son frère Philippe. Le domicile est resté comme au temps de Lamartine. L’esprit des lieux est là, dans la cuisine ou la salle à manger rustique, ornée de vieux objets et de livres que Lamartine avait pris dans ses mains. Dans le jardin, les grands cèdres que le poète avait ramenés du Liban ont grandi. « La cohabitation au quotidien avec Lamartine se passe très bien, elle est même très agréable, sourit la propriétaire. En vivant ici, où il a écrit quelques-unes des plus belles pages de ses Méditations, on comprend très bien ce qu’il a pu ressentir, son amour viscéral pour Milly. C’est un lieu plein de sérénité et, surtout ce paysage harmonieux – champs, vignobles – n’a quasiment pas changé. »Elle dit que nombre de personnalités politiques sont venues discrètement chercher « l’esprit de Lamartine » ici, comme François Mitterrand. « Les gens viennent pour le poète, découvrent l’homme politique, mais aussi, surpris, un véritable vigneron. C’est d’ailleurs du vin de Milly qu’il déversa du haut du mont des Oliviers lors de son voyage en Orient ». En hommage au grand homme, le village de Milly a pris officiellement le nom de Milly-Lamartine au début du XXe siècle !

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Dans la maison d'enfance d'Alphonse de Lamartine, les propriétaires actuels cohabitent en toute sérénité avec le poète.

Au château de Pierreclos

Passons le village de Bussières, cher à Lamartine qui s’y rendait à pied depuis Milly pour visiter son professeur et confident l’abbé Dumont, pour gagner Pierreclos et son château. Imposante, cette demeure fortifiée se dresse telle une vigie sur une petite colline au milieu des vignes et champs, dominant la vallée de la Petite Grosne. La forteresse,  elle aussi assidûment fréquentée par le poète (il y puisa l’inspiration pour Jocelyn), a conservé sa physionomie médiévale. L’austérité de l’ensemble est atténuée par un superbe toit de tuiles vernissées, aux motifs savamment travaillés, qui couronne une tour. Le château, qui veille aujourd’hui sur 8 hectares de chardonnay, était en très mauvais état il y a quelques années encore, laissé sans entretien depuis la fin du XIXe siècle. Il a été patiemment relevé par les Pidault, une famille de viticulteurs qui a racheté le château en 1989 pour en faire un domaine viticole. Dans ses caves voûtées, on déguste aujourd’hui du pouilly-fuissé. Après la dégustation, prenez la sortie du village de Pierreclos, pour franchir le col des Enceints. Il culmine modestement à 529 mètres, mais le panorama y est splendide sur les douces collines du Mâconnais et la vallée de la Saône : « Il y aurait de quoi regarder tout le jour devant ce panorama de Dieu », écrivait Lamartine !

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Le château de Pierreclos a conservé son allure fortifiée. La littérature a gardé trace de son passé mouvementé. Il est aujourd'hui totalement pacifié, propriété d'une famille de vignerons qui y a aménagé des chambres d'hôtes de charme.

Le château de Saint Point, version gothique troubadour

Lamartine reçoit de son père, en cadeau de mariage, le château de Saint-Point et s’y installe dans les années 1820. Péristyle gothique, porche à colonnette, donjon moyenâgeux… Le château, dévasté à la Révolution, a été fortement remanié par le poète dans un extravagant style gothique troubadour anglo-saxon. Sa femme Mary-Ann, anglaise, est pour beaucoup dans ce choix décoratif qui confère à l’ensemble une allure de forteresse pour décor de théâtre. Dominant un paisible vallon verdoyant où paissent les charolaises, le château, labellisé Maisons des illustres, est privé mais se visite aux beaux jours. Il est depuis 2006 la propriété de Philippe Mignot, maire de Saint-Point, pas spécialement amateur de Lamartine au départ. Au fil du temps, à force de vivre dans ses murs au quotidien, il s’attache au personnage et anime lui-même des visites guidées érudites, dans l’intimité du poète. Les fantômes lamartiniens semblent encore y être présents à travers le mobilier et les objets du salon, de la salle à manger ou encore du cabinet de travail quasi monacal. Le gentleman-farmer, qui avait vanté le village à travers le roman Le Tailleur de pierres de Saint-Point en 1851, souhaita reposer ici. Son tombeau et celui des membres de sa famille se trouvent dans une petite chapelle néogothique bordant le parc du château. Jouxtant le château, un vieux cimetière, où s’élève une chapelle romane, émouvante de simplicité, abrite deux panneaux peints par la femme de Lamartine.

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Une touche déjà plus "beaujolaise" pour ce château de plaisance de Saint-Point où vécut Alphonse de Lamartine à partir de 1823. Le château, demeure privée mais ouverte à la visite, a reçu en 2011 le label Maison des illustres. Y sont conservées des objets personnels, des oeuvres originales, sa correspondance...

Au château de Monceau à Prissé

Nous voici à Prissé. Impossible de manquer le joyau du village : le château de Monceau étire sa longue façade flanquée de deux pavillons, à flanc de colline. Édifié en 1648, le château revint à Lamartine, par héritage de sa tante. Le poète, qui veut fuir Saint-Point où sa fille Julia a été inhumée, y élit même domicile en 1834. Il y produit du vin, reçoit de prestigieux visiteurs, tel Franz List. Dans les vignes, juste à la limite du parc du château, se niche un petit pavillon octogonal. C’est son « pavillon de la Solitude », qu’il a lui-même fait construire. C’est dans l’austérité boisée de ce lieu, dans cette retraite, qu’il a écrit une grande partie de son Voyage en Orient et de son Histoire des Girondins. Plus de cent cinquante ans plus tard, tout semble toujours en place. « De la petite pièce ainsi surélevée, on découvre un paysage magnifique sur le vignoble, les monts et les roches du Mâconnais, vante Guy Fossat, de l’Académie de Mâcon, propriétaire du pavillon. En ce lieu discret Lamartine faisait peut-être fusionner son attachement à ce terroir avec ses souvenirs personnels, et avec ses réflexions philosophiques et sociales qui visaient l’universel. Chacun peut y imaginer le personnage, ses inquiétudes ou ses rêves. L’histoire rejoint la légende. » Le château de Monceau est aujourd’hui une maison de vacances pour personnes âgées.

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Le château de Monceau, à Prissé, accueillit un Alphonse de Lamartine dévasté par la mort de sa jeune fille Julia, ne supportant plus de vivre au château de Saint-Point où elle était enterrée. Dans le confort de ce château, il recevait ses amis, comme lui écrivains : Honoré de Balzac, George Sand, Eugène Sue...

La forteresse de Berzé-le-Châtel

Trois murs d’enceinte, onze tours, deux donjons… À Berzé-le-Châtel, le décor est encore plus grandiose : ici s’élève une puissante forteresse édifiée à partir du XIIIe siècle pour protéger l’abbaye de Cluny. Pour Lamartine, cette vigie bourguignonne constituait un repère dans le paysage : « Les tourelles d’un vieux château gothique, appelé le château de Berzé, qui était comme la borne du pays [...]. L’œil ne pouvait s’en détacher […]. Cette vue avait la gravité de l’histoire. » À deux pas, à Berzé-la-Ville, sur un éperon dominant les ondulations du vignoble mâconnais, se dresse un petit bijou méconnu : la chapelle des Moines, faisant partie d’un prieuré construit au XIIe siècle par Hugues de Semur (1024-1109), sixième abbé de Cluny. C’était son refuge, loin de l’abbaye-mère. Après la Révolution, le sanctuaire roman servit de grange. C’est en 1887 que l’on a découvert par le plus grand des hasards les peintures murales ornant le chœur, masquées d’un badigeon de chaux. Aujourd’hui, ces fresques colorées, influencées par les arts byzantin et romain, sont les seules aussi bien conservées de la région et constituent un précieux témoignage : elles nous donnent une idée du décor peint disparu de l’église abbatiale de Cluny III. On y admire notamment, dans l’abside, un grand Christ en majesté dans sa mandorle,  les douze apôtres, les martyrs saint Blaise et saint Vincent et une quarantaine de personnages : c’est probablement le plus grand ensemble de fresques romanes en Bourgogne.

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La restauration et l'entretien des lieux lamartiniens entretiennent le souvenir de l'homme de lettres. Ici, une dépendance du château de Monceau, à droite de la chapelle.

def-187-maconnais-img_2886.jpgSite de Solutré, haut lieu de la préhistoire

Le site de Solutré, où fut découvert pour la première fois un outillage en pierre (un biface taillé en « feuille de laurier »), a donné son nom à une phase du Paléolithique supérieur : le Solutréen. Au pied de la roche, des fouilles ont mis à jour en 1866 un incroyable ossuaire d’animaux – le « Cros du charnier » - prouvant que le site devait être un haut lieu de chasse de 35 000 à 10 000 ans av. J.-C. Les troupeaux de chevaux sauvages, aurochs, rennes ou cerfs, n’étaient pas précipités par les chasseurs depuis le sommet de Solutré, contrairement à ce que laisse entendre une légende tenace, mais ils devaient être piégés au pied du rocher durant leur migration saisonnière alors qu’ils fuyaient les crues de la Saône. Pour tout comprendre, le Musée de Préhistoire, bâti discrètement dans les entrailles de la Roche, et récemment réhabilité, présente une très riche collection archéologique.

De retour vers Mâcon

Sur la route du retour vers Mâcon, on ne peut qu’être aimanté par le village Solutré-Pouilly et  la silhouette emblématique qui le surplombe : la roche de Solutré. Classé Grand Site de France depuis 2013, cet escarpement de calcaire est reconnaissable à sa forme de navire : « Les éperons calcaires de Solutré et de Vergisson donnent un élan imprévu au paysage si sage des environs  de Mâcon. Comme si de grands navires pétrifiés s’étaient échoués sur l’océan des vignes », écrivait Lamartine. Qu’elle a l’air haute, cette falaise ! Rassurez-vous, malgré une pente assez raide, son ascension est relativement aisée (et rapide, comptez 30 minutes). La récompense est au sommet, à 493 mètres de hauteur : un panorama grandiose vous attend, dévoilant la roche de Vergisson, les monts de Pouilly, la plaine de la Saône, la Bresse, le Jura - et même, par temps clair, le massif du MontBlanc ! « François Mitterrand, dont la belle famille était originaire de Cluny, a certes beaucoup contribué à la notoriété de la roche. Mais c’est un lieu qui a toujours captivé les hommes, par sa forme insolite au milieu du paysage, sa richesse naturelle et son histoire, explique Stéphanie Beaussier, gestionnaire du Grand Site de Solutré. C’est un site archéologique majeur qui a été un lieu défensif au Moyen Âge – le sommet était couronné jusqu’au XVe siècle d’une forteresse médiévale commandant la région. Née à l’ère tertiaire lors de l’effondrement de la plaine de la Bresse, consécutif au soulèvement alpin, la roche fait travailler l’imaginaire : ce sont plusieurs millions d’années qui nous contemplent ! C’est un calcaire composé de récifs coralliens fossilisés, tels que ceux qu’on trouve aujourd’hui dans les mers chaudes. Imaginez que Solutré, il y a des millions d’années, était entouré par la mer ! »La célèbre roche éclipserait presque la beauté du village de Solutré-Pouilly en lui-même, lové, magnifique, au sud. Ses ruelles pentues s’orchestrent autour de sa petite église romane dédiée à Saint-Pierre. Avec ses lavoirs, ses puits à étages, le bourg, 400 habitants, a conservé tout son cachet bourguignon. Vous y découvrirez un nombre très important de belles demeures traditionnelles de vignerons, avec galerie typiquement mâconnaises et caves profondes. En empruntant les routes serpentant dans le vignoble, vous admirerez d’adorables petits hameaux, telle la Grange-aux-Bois et son ancien prieuré du XIIe siècle. Sur le versant de Pouilly, véritable petit village en soi avec sa chapelle, un élégant manoir à tourelle du XVe siècle s’élève au milieu des vignes. Vous pourrez faire halte dans l’une des nombreuses caves qui jalonnent les lieux. Car, l’autre joyau de Solutré-Pouilly, c’est bien son terroir. Sur ces terres argilo-calcaires, s’est épanoui le cépage chardonnay qui a donné naissance au fameux pouilly-fuissé, l’un des grands vins blancs de Bourgogne.

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L'abbaye de Cluny fondée en 910. Le clocher de l'Eau bénite de Cluny III (XIIe siècle), les bâtiments abbatiaux et le cloître du XVIIIe siècle.