Musée des Confluences : un muséum futuriste à Lyon

Par Clio Bayle

Au confluent du Rhône et de la Saône, le tout nouveau musée lyonnais, ovni architectural résultat de 13 ans de chantier, ouvre ses portes samedi 20 décembre 2014. Cabinet de curiosités, muséum d’histoire naturelle revisité, le Musée des Confluences a clairement l’intention de dépoussiérer le genre. Sur 3000m2, le parcours permanent propose un récit en quatre actes qui interroge l’histoire de la Terre et de l’Homme depuis les origines.

Le Musée des Confluences


De par son emplacement et son architecture, le Musée des Confluences a tout pour devenir un emblème de la ville.

Le musée s’installe au cœur d’une structure monumentale baptisée le nuage de cristal par ses architectes de Coop Himmelb(l)au, une agence autrichienne connue dans le monde entier pour son architecture déconstructiviste. 27 000 m2 de bâtiment, une surface équivalente de jardins. De quoi se perdre dans un dédale futuriste ponctué de panoramas uniques sur la ville, dont l'impressionante rencontre entre les deux fleuves lyonnais.

Interview de Nicolas Dupont, responsable des expositions et des collections du musée.

Météorites, ammonites, oiseaux de Cochinchine, microscope de Huygens, mandibule d’Homo Sapiens, Spoutnik, armures de Samouraï... Le Musée des Confluences rassemble une immense collection d’objets rares constituée depuis le XVIIe siècle, enrichie au fil des siècles et dont une grande partie provient du musée Guimet, le musée d'Histoire Naturelle de la ville fermé en 2007. Plus de 2 millions d’objets participent à raconter les quatre grandes thématiques du parcours permanent : Origines, les récits du monde
 ; Sociétés, le théâtre des hommes ; Espèces, la maille du vivant
 ; Éternités, visions de l’au-delà.

Météorite Imilac, désert d’Atacama, Chili _ musée des Confluences, Lyon


L'une des curiosités exposées au musée : Météorite Imilac, désert d’Atacama, Chili. Plusieurs pierres extraterrestres font partie de la collection.

Chose exceptionnelle :  les visiteurs sont invités à toucher certains des objets, dont une météorite.

À travers quatre superbes scénographies contemporaines et adaptées aux nouvelles technologies, chaque salle propose une expérience unique et indépendante des autres. Leur objectif commun : délivrer une approche multiculturelle et multidisciplinaire. Paléontologie, minéralogie, zoologie, entomologie, ethnologie, égyptologie, préhistoire… Des disciplines qui sont volontairement fusionnées. « Nous sommes le musée de la confluence, à la fois géographiquement mais aussi de la confluences des connaissances, des savoirs. » explique  Nicolas Dupont, responsable de expositions et des collections. L’approche se veut résolument nouvelle. « Pas de propos mais des questionnement, des regards croisés mis à la disposition du visiteur à travers la diversité de nos collections ».