Plombières-les-Bains, mille balcons et vingt-sept sources

Par Texte original: Hugues Derouard. Adaptation web: Céline Fion

Posée au coeur de la vallée d’Augronne, dans les Vosges, Plombières-les-Bains est célèbre pour ses sources d’eau chaude ainsi que pour ses « mille balcons ». Elle séduit artistes et hommes de pouvoir depuis l’Antiquité. 

Panorama de Plombières-les-Bains

La ville de Plombières-les-Bains est encaissée dans l'étroite vallée de l'Augronne, à 35 kilomètres au sud d'Epinal. 

Quand ils découvrirent les sources d’eau chaude qui jaillissaient en ces lieux, les Romains n’hésitèrent pas, dès le IIe siècle, à s’installer dans ce coin reculé du sud du massif des Vosges. Ils fondèrent à Plombières-les-Bains l’un des plus vastes établissements balnéaires de toute la Gaule. Les Huns le détruisirent mais d’autres infrastructures virent le jour. L’on accourt encore aujourd’hui pour profiter des vingt-sept sources de Plombières. Leur eau, dont la température varie entre cinquante-sept et quatre-vingt-quatre degrés, est riche en fluor, en silice et en oligo-éléments. Elle fait le grand bonheur des curistes qui se rendent notamment aux élégants Thermes Napoléon, dans le prolongement du Grand Hôtel.

det_plombieres_buvettetermale.jpg

La « Buvette Thermale », au centre de l’image, est une fontaine de distribution des sources, destinées à la cure de boisson. Elle est située dans le Bain National, de style Art déco. 

Une ville d'artistes

Nombreuses furent les personnalités qui, à travers les siècles, vinrent « prendre les eaux » à Plombières-les-Bains. Montaigne y soigna sa « gravelle » (affection rénale), Beaumarchais y vint pour soulager ses rhumatismes, Hector Berlioz y trouva l’inspiration pour son opéra Les Troyens. Et les ruelles se souviennent aussi de Delacroix, Maupassant et autre Voltaire.

« On est si joyeux, si libre, si dégagé du monde, si loin de tout souci! Il semble que le malheur ne vous trouverait jamais dans cet asile obscur et paisible. » 

Théophile Gauthier

La cité garde surtout la mémoire de Napoléon III, hôte assidu qui donna un nouveau souffle à Plombière, dès 1857. C’est lui qui créa la Société d’exploitation des thermes, agrandit la ville et la dota d’un réseau souterrain pour diffuser l’eau de source et de beaux palaces.

det_plombieres_placebainromain.jpg

Plomblières-les-Bains semble figée dans le XIXe siècle et dégage un charme romantiqeu et rétro.

Prendre l'air et être vu

Que l’on vienne à Plombières pour s’immerger ou juste pour se balader dans ses rues teintée du style Second Empire, il faut veiller à lever la tête pour découvrir l’origine de son surnom. La « ville aux mille balcons » recèle des merveilles d’ouvrages de ferronnerie ainsi que des œuvres en bois magnifique. Ces innombrables extensions permettaient de profiter de l’air pur, dans une ville qui ne dispose pas de nombreux jardins. Ils permettaient également aux curistes d’être en proie aux regards, au cœur de cette cité thermale dans laquelle il était de bon ton d’être vu.

Ce village fait partie des candidats à l’élection du Village préféré des Français 2016. Vous pouvez voter pour ce village jusqu’au 3 juin.

A voir absolument 

  • Le Grand Hôtel et les Thermes NapoléonRue animée de Plomblières-les-Bains
  • Les remarquables villas de la rue du Général-de-Gaulle et du chevalier de Boufflers
  • Le panorama depuis le Coteau de la Vierge  
  • Les balcons finement ouvragés
  • Les jardins en terrasse 
  • Le parc impérial