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Bayonne : une ville sérieusement festive

Par Philippe Bourget
source : Détours en France n°160, p. 22

Irriguée par l’Adour et la Nive, Bayonne est plus cosmopolite et culturelle qu’il n’y paraît. Terrienne, portuaire, conservatrice et 
« identitaire », la grande ville du Pays basque nord bouscule sa routine lors d’événements sportifs et festifs. 

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Les fêtes de Bayonne

Le goût des fêtes de Bayonne vous fera tout voir en rouge et blanc, bichromie essentielle à la bonne tenue des événements. Toute la ville respire au rythme des chants, challenges sportifs, défilés, concerts, bals. Durant cinq jours, et depuis 1932, Bayonne explose de vie, les « festayres » s’en donnent sans réserve, le centre-ville résonne de bonnes vibrations émises par un million de personnes. Ici, en bord de Nive, le quai Jauréguiberry sera-t-il assez large pour contenir toute cette bonne humeur ?

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Quai de la Galuperie

Le quai de la 
Galuperie (1720-1730),
 au bord de la Nive, entre le 
pont Pannecau et le pont
 Marengo est un ancien
 quartier de pêcheurs. Ses maisons à arcades, hautes,
 étroites, sont bâties sur
 pilotis. Dernière à gauche 
de l’image, la maison
 Dagourette dont la 
présence est attestée 
depuis le XVIIe siècle. Elle abrite, depuis 1922, le
 Musée basque et de la 
tradition bayonnaise.

Au-delà des édifices connus, la découverte de la face cachée 
des quartiers restitue la personnalité d’une cité où l’on vénère autant le rugby, la pelote et la tauromachie que la « fiesta ».

La Venise du Pays basque ?
Bayonne serait-elle une Venise qui s'ignore? Le parallèle est osé, mais dû aux deux cours d'eau qui irriguent les quartiers. Voyez le port. La Sérénissime s'envase, les rives de l'Adour s'ensablent. Depuis les quais lustrés par mille marées et courants, les marins bayonnais exportaient le vin de Bordeaux, une exclusivité accordée par les rois d’Angleterre. De même, les notables de Bayonne commerçaient avec la Normandie et les îles anglo-normandes, vers lesquelles ils exportèrent le cidre basque. Tels des marchands vénitiens influents... Une autre comparaison est à tenter : l’art de la fête populaire. Chaque mois de juillet, pendant cinq jours (et cinq nuits), les fêtes de Bayonne deviennent le troisième plus grand rassemblement festif d’Europe, après l’Oktoberfest de Munich et la San Firmin de Pampelune.

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Le Château-Vieux
Le Château-Vieux, quadrilatère de 50 mètres de côté, est une forteresse médiévale qui date de la fin du XIe siècle et a été en partie élevée sur les remparts romains : une courtine et trois tours ont été englobées. Un donjon hexagonal avait pris place dans la cour intérieure, il a été détruit sur ordre de Vauban en 1680 : trop dangereux. La promenade autour de Château-Vieux permet d’admirer son état de conservation, de penser à ses hôtes (Louis XI, Charles XI, Louis XIV) et de remercier Napoléon Ier qui, finalement, a abandonné l’idée de le démolir.

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Enceinte romaine du castrum de Lapurdum

Magnifique vestige de l’enceinte romaine du castrum de Lapurdum : la tour Vieille Boucherie date du IVe siècle. Avec la tour des Deux-Sœurs, des socles de tours disparues, des maisons construites sur le vieux mur romain, les restes de cette époque sont finalement assez visibles entre la rue Tour-de-Sault et la rue du Rempart-Lachepaillet. Ces constructions sont en pierre de Bidache, un matériau local très utilisé à Bayonne.

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Le cloître gothique de la cathédrale Notre-Dame

Le cloître gothique de la cathédrale Notre-Dame est l’un des plus vastes de France. Et, chose rare, il n’était pas réservé au seul clergé, mais avait un rôle de forum : les marchands et édiles s’y réunissaient entre les XIVe et XVIe siècles. Certains y sont même enterrés. Son entrée est libre et le lieu a conservé sa vocation puisqu’il accueille aujourd’hui des expositions.

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La rue Argenterie

La rue Argenterie prend ce nom vers 1650. Elle regroupait les orfèvres et changeurs. Au n° 5, une maison et son escalier du XVIIe siècle.

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Les arènes de Lachepaillet
Les arènes de Lachepaillet ont été inaugurées en 1893. Bayonne est fille de traditions, et la tauromachie est l’une d’elles depuis plus de sept siècles : les lâchers de bovins étaient pratiqués et déjà réglementés. Les arènes néomauresques bayonnaises peuvent accueillir jusqu’à 10 000 spectateurs.
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