Yves Connier, sculpteur de pierre de lave, Meilleur Ouvrier de France option sculpteur en 2015, dans son atelier à Blanzat. Fort de ses compétences dans les domaines de l’archéologie et de l’histoire de l’art, l’artiste s’est également tourné vers la restauration de patrimoine.
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Rencontre avec un sculpteur sur lave

Yves Connier, sculpteur de pierre de lave, Meilleur Ouvrier de France option sculpteur en 2015, dans son atelier à Blanzat.

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En bref

Résumé réalisé avec l’IA, validé par Détours en France.

  • Yves Connier, sculpteur autodidacte originaire des Pays de la Loire, a fait de la pierre de lave de Volvic sa muse en Auvergne, où il s'est installé depuis près de quarante-cinq ans. Il a remporté le titre de Meilleur Ouvrier de France en sculpture en 2015 pour une tête en marbre, mais c'est pour la roche volcanique qu'il a le plus d'affinités.
  • Engagé dans la préservation du patrimoine, Yves Connier réalise des œuvres tant pour des commandes publiques que pour des clients particuliers, tout en formant de nouveaux artisans. Parmi ses réalisations notables figurent des clochetons pour la cathédrale de Clermont-Ferrand et L’Arbre de la Liberté à Volvic.
  • Son atelier, une ancienne maison usine-moulin, et sa salle d'exposition présentent ses créations et reflètent un engagement fort pour l'artisanat et le patrimoine régional.

Installé dans une ancienne maison usine-moulin des bords du Bédat, son atelier sent bon le bazar artisanal et les années de travail. Des outils de sculpteur, quelques machines, des ébauches de pièces, un jardin rempli d'accessoires...et surtout, cette couleur grise dominante de la pierre de lave de Volvic, dont Yves Connier a fait sa muse. Une pierre miracle, « facile à tailler, imperméable à l’érosion, qui ne se dissout pas et résiste aux attaques acides », dit le sculpteur, tombé dans cet art après l'avoir appris lors de cours pour amateurs à Volvic.

La pierre volcanique d'Auvergne transformée en art

Voilà bientôt quarante-cinq ans que cet autodidacte est installé à son compte, dont une dizaine dans cet atelier. À côté, il a aménagé une salle d'exposition, avec des pièces et des moulages de son cru. Parmi elles, une tête en marbre. Elle lui a valu de remporter le titre de Meilleur Ouvrier de France (MOF) en sculpture, en 2015. Mais si Yves Connier sculpte aussi le marbre, le granit ou le grès, c’est pour la roche de lave « [qu’il a] le plus d’appétence ». Une roche qu’il faut savoir choisir « en goûtant la pierre », dit-iljoliment. Parfois dure, parfois cassante, avec des différences de densité, il lui arrive d’aller la choisir lui-même dans les carrières.

Originaire des Pays de la Loire, Yves Connier a découvert l’Auvergne grâce à l’archéologie. Et n’en est plus reparti, plongeant dans l’histoire de cette région et de cette roche qui a façonné Clermont-Ferrand et tant de villages alentour. « Je m’intéressais au patrimoine, au bâti ancien. C’est pour cela que j’ai appris ce métier. » De commandes publiques en clients particuliers, il a œuvré « pour faire en sorte que ce patrimoine se prolonge et que d’autres puissent continuer d’enjouir », persuadé qu’il s’agit d’un bien colllectif. Il a aussi formé neuf apprentis au cours de sa carrière, « tous installés comme artisans ou chez des employeurs et devenus des amis »,se réjouit-il.

Fort de ses compétences dans les domaines de l’archéologie et de l’histoire de l’art, l’artiste s’est également tourné vers la restauration de patrimoine.
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Fort de ses compétences dans les domaines de l’archéologie et de l’histoire de l’art, l’artiste s’est également tourné vers la restauration de patrimoine.

Le jour de notre visite, il était aux prises avec la réfection d’un élément d’un calvaire en pierre de Volvic d’Escoutoux, une commune située au sud de Thiers. Parmi les travaux réalisés au cours de sa carrière, il a façonné des clochetons pour le portail nord de la cathédrale de Clermont-Ferrand et réalisé L’Arbre de la Liberté, visible sur la place de la Résistance, à Volvic. On peut aussi voir plusieurs de ses œuvres à la Maison de l’artisanat Les Arts de la Pierre et au musée Sahut, toujours à Volvic. Celui qui se considère comme un artisan du bâtiment a su transmettre le flambeau.