Le bombardement systématique subi à partir de 1914 mit la cathédrale des sacres royaux dans un tel état de ruine que sa restauration, commencée dès 1919, dura vingt ans. Encore fallut-il édifier une charpente en béton armé, que le dossier d’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco qualifie de remarquable. Ces travaux ont de toutes les façons abouti à reconstituer l’esprit des lieux où entre Louis le Pieux en 816, et Charles X en 1825, 33 rois de France furent sacrés.
La cathédrale Notre-Dame de Reims
Édifiée à partir de 1212, elle est considérée comme l’édifice le mieux abouti de l’architecture gothique, de plus doté d’une statuaire exceptionnelle, dont le fameux ange au sourire. C’est dans son chœur que les rois de France recevaient le sacre. Si les bombardements de la Première Guerre mondiale ont causé la perte de vitraux inestimables, la chapelle absidiale a gagné en 1974 des vitraux conçus par Chagall dans une lumineuse dominante bleue.
La palais du Tau
Immédiatement voisin de la cathédrale, il accueillait le futur roi la veille de la cérémonie du sacre : la salle où un banquet était dressé, et la chapelle où il priait sont demeurées intactes. Et le jour même, une procession conduite par deux évêques le conduisait à Notre-Dame par une galerie ornée de tapisserie.
L’ancienne abbaye Saint-Rémi
Les cérémonies de début et de fin du sacre s’y tenaient. Mais surtout l’abbaye est le conservatoire de la Sainte Ampoule contenant, selon la légende, le chrême remontant au baptême de Clovis par l’évêque Rémi, et utilisé pour le sacre de tous les rois ensuite