Métier de la montagne : le dameur, artiste des pistes

Par Clio Bayle

A la tombée de la nuit, une fois que le domaine skiable s’est vidé de ses skieurs, il entre en scène aux commandes de son impressionnante machine. 10 tonnes de métal qu’il commande du bout des doigts à l’aide d’un joystick, l’œil rivé sur la neige.

La dameuse hybride des 3 Vallées

Dans la cabine bien chauffée, un bruit sourd permanent en toile de fond, il est seul mais reste en relation permanente avec ses autres collègues. Comme lui, ils partent à l’assaut des pistes de 17h30 heures à 1h30, puis une autre équipe prend la relève jusqu’à 9h. La parole est rare, le geste est précis, parfaitement maîtrisé. Il faut fraiser, lisser, niveler le terrain, ramener la neige, boucher les trous, rendre les pistes les plus belles possibles pour le lendemain matin.

[VIDEO] Rencontre avec Thierry Bérard, conducteur de dameuse -La Tania - Savoie

Piloter un tel véhicule ne s’improvise pas. II faut non seulement bien maîtriser toutes les technicités de ce type d’engin, mais il faut aussi et surtout bien connaître le terrain et la neige. « Notre ennemi, c’est le brouillard » explique Thierry Bérard, conducteur de dameuse pour la Société des Trois Vallées. « Il est déjà arrivé qu’un dameuse se retourne à cause du manque de visibilité ».

Une vue imprenable sur la montagne

Mais quand les conditions météo sont bonnes, la vue depuis les sommets est imprenable et la balade prend alors des allures de véritable privilège. La cabine offre une vue panoramique sur les montagnes et le ciel étoilé. Seul la faune alentour vient parfois interrompre la solitude des pentes. Lièvres, chevreuils et surtout renards peuplent les forêts qui bordent les pistes. Parfois, leur présence est fantôme. « Le temps de descendre et de remonter, la neige fraichement lissée porte déjà les traces de leur passage ».

Vous aussi, faites un tour en dameuse !

Initiation à la conduite de dameuse

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