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Perpignan en 10 spots incontournables

Par Sophie Denis
source : Détours en France N°234

En rouge et or, la préfecture des Pyrénées-Orientales n’oublie pas qu’elle fut capitale des rois de Majorque. Son patrimoine, en grande partie médiéval, nous le rappelle au fil d’une balade qui égrène une citadelle-palais, des églises richement dotées, des ruelles pittoresques, des quartiers hauts en couleur et une gare célèbre dans le monde entier.

La cathédrale et le Campo Santo 

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Le Campo Santo, cloître-cimetière, à Perpignan

Commencée par le roi Sanche de Majorque en 1324, mais consacrée seulement en 1509, la cathédrale Saint-Jean-Baptiste est un des plus beaux exemples du gothique méridional. À droite de sa façade de galets et de briques, la tour carrée est surmontée d’un campanile en fer forgé du XVIIIe siècle. À l'intérieur, le retable du maître-autel est en albâtre et une petite chapelle abrite le gisant du roi Sanche. À gauche, l’église Saint-Jean-le-Vieux a gardé son portail roman en marbre et la petite chapelle du Dévot Christ abrite un Christ décharné en bois du XIVe siècle, dont la légende raconte que la fin du monde sonnera quand son menton touchera sa poitrine. Le Campo Santo voisin, étonnant cloître-cimetière dont il existe un pendant à Pise, est bordé d’enfeux, des niches funéraires pour les riches familles d’autrefois.

Le palais des rois de Majorque 

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Le palais des rois de Majorque, à Perpignan

Édifiée sur une colline à la fin du XIIIe siècle, la citadelle mêle des éléments de roman tardif et de gothique dans un appareillage de galets et de briques typiques de Catalogne, les cayroux. Franchi les remparts, on accède à la cour d’honneur, bordée de galeries à arcades et d’escaliers monumentaux, autrefois recouverts de décors peints. La visite des appartements royaux donne une idée de la splendeur de la vie à la cour. Plus intime est la torre Major et ses deux chapelles superposées : en bas celle de la Reine et son carrelage hispano-mauresque, en haut celle du roi, avec son portail de marbre rose et un décor de voûte céleste. Les jardins offrent une parenthèse dépaysante, avec des essences d’arbres et de plantes dignes des jardins de Grenade.

Le centre Sant Vicens

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Centre Sant-Vicens, à Perpignan

Cet ancien mas viticole du XVIIe siècle abrite depuis la fin des années 1930 – et surtout après la Seconde Guerre mondiale –, un centre de céramiques, dont les parrains furent Aristide Maillol et Raoul Dufy. Picasso collabora avec l'atelier trois années consécutives ; quant au célèbre tapissier et céramiste Jean Lurçat, il y travailla jusqu’à sa mort, en 1966. C’est ici aussi que Dalí prononça son discours sur la gare de Perpignan en 1965. La visite de l’atelier est l’occasion de découvrir les plus belles pièces des collections de la famille Bauby, toujours à la tête de ce lieu magique, et de rencontrer les artistes en résidence.

L'hôtel Pams 

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Cour intérieure de l'hôtel Pams, à Perpignan

Sis rue Émile-Zola, à l’entrée du quartier Saint-Jacques, cet ancien hôtel particulier a été érigé en 1872 sur les vestiges de plusieurs maisons de ville. Le fortuné propriétaire bâtisseur est bien connu des fumeurs, puisqu’il s’agit de Pierre Bardou, promoteur du papier à cigarettes JOB. À sa mort, en 1892, sa fille et son époux, Jules Pams, transforment l’usine à verrière et architecture métallique en un palais Art déco, dessiné par l’architecte Léopold Carlier. Au centre du jardin et du patio se trouve la Vénus au myrte (1896), une sculpture de Victorien-Antoine Bastet.

La place de la Loge

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La place de la Loge, à Perpignan

Elle est le cœur de la ville, ceinte de ses trois bâtiments symboles du pouvoir : économique avec la loge de Mer, ancienne bourse maritime, reconnaissable à la caravelle qui orne son toit ; politique avec l’hôtel de ville du XIIIe siècle, dont le patio abrite La Méditerranée, chef-d’œuvre du sculpteur Maillol ; et administratif avec le palais de la Députation et son mur décoré de trois bras symbolisant la noblesse, la bourgeoisie et les petits métiers.

Le Castillet 

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Le Castillet, à Perpignan

Emblème de la cité, avec ses deux tours composées de briques rouges et couronnées de créneaux, il est aussi la porte d’entrée de la vieille ville. Daté du XIVe siècle, il eut un rôle défensif avant de devenir prison d'État sous Louis XIV. Aujourd’hui plus paisible, il abrite la casa Pairal, un musée des Arts et Traditions populaires, trois étages de collections relatant l'histoire et l'ethnographie locales. Ne manquez pas le crucifix de la procession du Sanch, avec ses clous, son fouet et ses couteaux. Les gourmands noteront la collection de chocolatières en cuivre. Il faut ensuite gravir les 142 marches du donjon pour bénéficier d’un magnifique panorama sur les Pyrénées.

Le musée Hyacinthe Rigaud

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Intérieur du musée d'art Hyacinthe Rigaud, à Perpignan

Né à Perpignan, ce peintre est connu pour son portrait de Louis XIV en costume de sacre. Il a tout naturellement donné son nom à ce musée des Beaux-Arts, rénové en 2017. Sur 1400 m2, ses collections du XVe siècle à nos jours rendent hommage à Rigaud, à travers quelques-uns de ses tableaux ; à Dufy et Picasso, qui séjournèrent à Perpignan ; à Pierre Daura, célèbre pour ses œuvres sur les camps d’internement d’Argelès ; ainsi qu'à des peintres du Roussillon comme George-Daniel de Monfreid, père de l'écrivain, Étienne Terrus, ami de Matisse, et Louis Bausil. Citons également Aristide Maillol, dont on découvre aussi quelques tableaux (il fut peintre avant d’être sculpteur) et l’intéressante collection de maître Rey, notaire et féru d’art, qui accumula 210 œuvres de petit format d’artistes des années 1960-1970.

Le quartier Saint-Jacques

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Chapelle de de la Sanch, église Saint-Jacques, à Perpignan

C'est autour de l’église Saint-Jacques que s’est développé le quartier du même nom. Il abrite la communauté gitane depuis qu’elle a fui les persécutions en Espagne au XVIIIe siècle. Ruelles pentues et colorées, linge aux fenêtres, ambiance populaire et flamenco, Saint-Jacques est à part, en marge du développement de la ville. À voir : l’église et son exceptionnel mobilier, dont le retable de Notre-Dame-de-l’Espérance du XVe siècle, la chapelle de la Sanch, dont part la procession du Vendredi saint, ainsi que le jardin de la Miranda, aménagé sur les anciens bastions, et son point de vue sur les montagnes des Corbières.

La gare

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Statue de Dali devant la gare de Perpignan

Si elle n’est pas la plus belle de France, elle est sans doute la plus célèbre, grâce à Salvador Dalí, qui la considérait comme « le centre cosmique de l’univers » et ajoutait « C'est toujours à la gare de Perpignan que me viennent les idées les plus géniales de ma vie ». Reconnaissant, le peintre lui a consacré un tableau, La Gare de Perpignan, aussi appelé Pop-Op-Yes-Yes-Pompier, considérée comme une de ses œuvres majeures. Dans les années 1980, le plafond du hall a été repeint dans le style Dalí, mais finalement recouvert de blanc en 2013.

Le théâtre de l'Archipel

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Le théâtre de l'Archipel, à Perpignan

Inauguré en 2011 et labellisé scène nationale, ce théâtre à l'architecture ambitieuse signée Jean Nouvel affirme haut et fort son identité catalane : sa tour, qui surplombe le site, fait écho aux tours à signaux présentes dans la région, utilisées au Moyen Âge pour faire circuler des informations ; l’or du bâtiment administratif est un rappel du drapeau catalan, rouge et or ; le nom de la plus grande salle, «Grenat», est un clin d’œil à cette pierre semi- précieuse, mythique de la plaine du Roussillon et autrefois spécialité des joailliers de la ville. Avec ses trois salles pouvant accueillir plus de 2 000 personnes, l’Archipel est un lieu de production et de diffusion de la création contemporaine dans le domaine du spectacle vivant.