On a tenté maints comblements pour faire disparaître ce que d'aucuns nomment les « gorges de l'enfer ». Des monceaux de gravats y ont été déversés, des troncs en ont obstrué l'entrée, le tout fut maçonné. Et l'endroit finalement oublié, jusqu'à un affaissement du terrain survenu en 1907. Son propriétaire, Pierre Francès, lance alors l'exploration des lieux et fait appel à Gabriel Galou, puisatier de son état, que la descente n'effraie pas. « Cela dépasse l'imagination la plus féconde », dit-il, en remontant. Encore n'est-il arrivé qu'au sommet du cône d' éboulis ! Seuls d'importants travaux permettront de découvrir, enfin, de quoi il retourne : une cavité de 60 mètres sur 40, haute de 50 mètres, et ornée d'une dentelle blanche et ocre de stalactites, stalagmites et monolithes – qui, en certaines zones, figurent de gigantesques orgues –, d'une concrétion de cristaux triangulaires et de fontaines pétrifiées.
Une sensation d'émerveillement
La mise en valeur du site déjoue habilement les contraintes. On ne peut y entrer que par une galerie étroite, traversant une importante couche de pierre. On y descend donc en nacelle, mise en mouvement, à l'époque, par un cheval. Si les techniques se sont modernisées, la sensation d'émerveillement est, elle, intacte. La nacelle glisse quelques instants dans le noir et une musique jaillit… Magique !
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