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15 des plus beaux sites français classés à l’UNESCO

Par Marine Guiffray

La culture pour préserver la paix : ainsi peut être résumée la mission que s’est donné l’organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, créée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Entre 1978 et aujourd’hui, 1121 biens présentant une « valeur universelle exceptionnelle » ont été inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité, dont 45 en France à partir de 1979. Zoom sur 15 d’entre eux…

Le Mont Saint-Michel et sa baie, entre Ciel, terre et mer (Manche)

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Le Mont-Saint-Michel de nuit

Exceptionnel, vous avez dit ? En 1979, la majesté du Mont-Saint-Michel lui vaut d’être l’un des premiers sites français inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il faut dire qu’il est unique à plusieurs égards : au-delà de l’exploit que constituait la construction d’une abbaye bénédictine gothique au sommet de l’îlot rocheux au XIIIe siècle, c’est l’environnement naturel du Mont qui suscite l’admiration. Tantôt échoué sur le sable, tantôt cerné par les flots, le sanctuaire dédié à l’archange Saint-Michel s’élève au centre d’une baie maritime grandiose protégée au même titre que lui. Pour atteindre l’abbaye, il faut emprunter la passerelle qui a remplacé l’ancienne digue-route depuis 2015, puis escalader les marches en pierre du village fortifié, qui s’étend jusqu’au pied du rocher. Combien de pèlerins les ont gravies depuis la construction du premier édifice roman au VIIIe siècle ? Haut-lieu de la civilisation chrétienne médiévale, le Mont-Saint-Michel accueille encore aujourd’hui une petite communauté religieuse. Transformé en prison après la Révolution, il n’a cessé d’être un lieu saint que pendant trois quarts de siècle ; depuis 1863, les terrasses, le cloître et le chœur de l’abbaye ont retrouvé leur vocation spirituelle, et la flèche construite à la fin du XIXe siècle rapproche encore un peu plus le Mont du Ciel.

Le Havre d’Auguste Perret, prime à la jeunesse (Seine-Maritime)

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Le Havre

Durement bombardée pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Havre renaît peu à peu de ses cendres entre 1945 et 1964. Aux manettes de sa reconstruction : l’architecte en chef Auguste Perret, visionnaire passionné qui, malgré le scepticisme des membres de la profession, est l’un des premiers à se servir de la préfabrication et du béton armé dans ses créations. Il joue sur la composition de cette pierre artificielle pour en varier les teintes, la met en valeur, et salue son intérêt économique. Avec son équipe, il dessine le nouveau centre de la ville, dont les grands axes sont l’avenue Foch et le boulevard François Ier. La mairie et sa tour de dix-huit étages, la monumentale église Saint-Joseph, visible depuis la mer, les immeubles résidentiels édifiés à l’époque forment avec l’île Saint-François, les rares bâtiments anciens et ceux de la fin du XXe siècle un ensemble moderne et homogène qui fait la particularité de cette ville normande. Longtemps désaimé pour son excentricité, Le Havre est aujourd’hui considéré comme un chef d’œuvre d’urbanisme d’après-guerre.

La Cité épiscopale d’Albi, rouge passion (Tarn)

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Albi et le Tarn

L’histoire d’Albi est inexorablement liée à celle des hérétiques cathares, aussi appelés « Albigeois ». Au XIIe siècle, le pape engage une violente croisade contre ce peuple du Midi toulousain qui refuse de se convertir au catholicisme. Construite sur les bords du Tarn, la cité épiscopale d’Albi doit affirmer la puissance de l’Église : elle se développe autour du palais de la Berbie et de la cathédrale gothique Sainte-Cécile, devenues les symboles de la ville. L’ensemble, qui comprend également le Pont-Vieux, la collégiale Saint-Salvi et les rues de la vieille ville, est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2010. Il a la particularité d’être bâti en briques foraines, qui ont donné son surnom de « ville rouge » à la capitale du Tarn.

Le bassin minier du Nord Pas-de-Calais, souvenir d’une époque (Nord-Pas-de-Calais)

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Terrils dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais

Témoin du long passé ouvrier du nord de la France, et plus généralement du nord-ouest de l’Europe, le bassin minier du Nord Pas-de-Calais s’étend sur cent vingt mille hectares de plaines, à cheval sur les deux départements. De la fin du XVIIe siècle aux années 1960, l’ensemble du territoire a vécu autour, pour et grâce aux charbonnages, qui ont taillé à la région une identité forte. Des mines de houille, elle conserve partout les traces : ses collines sont des terrils, ses quartiers se nomment corons, d’anciennes infrastructures telles que les gares ferroviaires, les bâtiments industriels, les chevalements subsistent dans l’actuel décor, et ce sont les villages bâtis par les mineurs qui ont dessiné la carte du territoire. Plus de dix ans après le déclin définitif de l’industrie charbonnière française, le souvenir de la mine semble là indélébile. L’inscription du bassin à l’UNESCO en 2012 en est la preuve.

Le canal du Midi, la voie royale (Hérault, Aude, Haute-Garonne, Tarn)

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Le pont-canal du canal du Midi

Sète, Béziers, Carcassonne, Castelnaudary, Toulouse… Depuis le XVIIe siècle, le canal du Midi relie la Méditerranée à la ville rose en traversant l’Hérault, l’Aude et la Haute-Garonne. Lorsque Pierre-Paul Riquet soumet le projet au roi Louis XIV et à son ministre Colbert au début des années 1660, ces derniers sont conquis. Réussissant là où les autres avaient échoué, l’ingénieur dirige les travaux de construction avec conviction, allant même jusqu’à investir deux millions de livres de capitaux personnels. De 1667 à 1681, il s’agit du plus grand chantier du royaume après celui du château de Versailles ! Remarquable pour ses centaines d’ouvrages d’art – écluses, ponts, aqueducs, barrages… –, le site doit également son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO aux milliers d’arbres qui le bordent. Plantés à partir du XIXe siècle, les platanes ont dessiné le long du canal un paysage devenu emblématique ; un tableau qui se prolonge jusqu’à l’Atlantique sur les berges du canal de Garonne.

Le palais et le parc de Versailles, de père en fils (Yvelines)

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Versailles

Et si c’était le père, le visionnaire ? Lorsque Louis XIII décide d’y établir un pavillon de chasse en 1623, Versailles n’est encore qu’une sinistre terre marécageuse que rien ne destine à devenir un jour le siège flamboyant de la royauté. Dans les années 1630, c’est encore Louis XIII qui, le premier, fait agrandir le modeste édifice pour le transformer en un charmant château de brique et de pierre. Pas suffisamment grandiose pour satisfaire l’orgueil de celui qui se fera appeler Roi Soleil... A partir de 1661 et jusqu’à la fin de sa vie, Louis XIV s’emploiera à agrandir le château de son père pour en faire le plus majestueux palais d’Europe. Son ambition le pousse à s’entourer des meilleurs : l’architecte Louis Le Vau, puis Jules Hardouin-Mansart dès 1678, et bien sûr l’inoubliable jardinier Le Nôtre. Louis XV fera ensuite bâtir le Petit Trianon au XVIIIe siècle, et Marie-Antoinette, son hameau, dessiné par Richard Mique.

Le théâtre antique d’Orange, sur le devant de la scène (Vaucluse)

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Théâtre antique d'Orange

L’inscription du théâtre antique d’Orange à la prestigieuse liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, en 1981, rend encore une fois hommage au génie romain. Extraordinairement bien préservé, le mur de scène, debout depuis près de 2 000 ans, mesure 37 mètres de haut et 103 de long. Percé en son centre d’une « porte royale » par laquelle apparaissaient les comédiens, il est également creusé de plusieurs niches dont la plus grande abrite aujourd’hui une statue de l’empereur Auguste – qui, vraisemblablement, n’est pas d’origine. Richement décorée, la façade de pierre servait au jeu des acteurs (notamment les deux portes latérales) et à la diffusion du son au sommet des gradins. Ces derniers, appelés « cavea » en latin, pouvaient accueillir jusqu’à 10 000 spectateurs au-dessus desquels était dressée, comble de la modernité, une toile en cas de pluie ou de canicule… On applaudit !

Les rives de la Seine, le cœur battant de Paris (Ile-de-France)

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Les rives de la Seine à Paris

De la tour Eiffel à la cathédrale Notre-Dame, en passant par l’hôtel des Invalides et le Louvre, l’histoire de France se lit le long de la Seine... Sur l’île de la Cité, les heures les plus sombres de la Révolution suintent encore des pierres médiévales de la Conciergerie. Dans les jardins des Tuileries, le souvenir de François Ier et des premiers rois Bourbons est toujours vivace, fondu aux reflets de la pyramide que l’art contemporain a fait pousser dans la cour Napoléon. Et tandis que l’élégance du Grand Siècle fleurit dans les rues du Marais et de l’île Saint-Louis, la douce insouciance de la Belle Époque flotte au-dessus de la verrière du Grand Palais depuis la Révolution industrielle, héritage des expositions universelles parisiennes au même titre que la Dame de Fer, le Petit Palais ou encore le pont Alexandre III ; des chefs d’œuvres auxquels l’UNESCO a rendu hommage en 1991 en les faisant figurer sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité.

Carcassonne, la cité miraculée (Aude)

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Carcassonne vu depuis le ciel

La cité médiévale de Carcassonne s’étend sur un promontoire rocheux que les romains eux-mêmes ont occupé en leur temps, ce qui explique qu’une partie des remparts intérieurs date de l’Antiquité. Après plusieurs siècles de domination wisigothe, sarrasine puis franque, c’est sous la coupe de la famille Trencavel que la ville connaît ses heures les plus prospères, du XIe au XIIIe siècle. Mais le développement du Catharisme dans la région aura raison de son pouvoir… Ravie à l’éminente dynastie dont on blâme alors l’indulgence envers les hérétiques, la ville tombe aux mains du Royaume de France et change peu à peu de visage : la bastide Saint-Louis, la porte Narbonnaise et une seconde muraille sont notamment construites à cette époque. Si la forteresse royale peut encore témoigner du passé médiéval de la ville aujourd’hui, c’est grâce aux travaux de reconstruction et de conservation entrepris par l’architecte Viollet-le-Duc au XIXe siècle, sur une Carcassonne laissée à l’abandon.

La Grotte Chauvet Pont d’Arc, le chef d’œuvre de nos ancêtres (Ardèche)

8 500 m2 de surface, plus de 1 000 peintures et gravures superbement conservées datant de l’ère aurignacienne, soit il y a plus de 30 000 ans… Il suffit de quelques chiffres pour apprécier le caractère extraordinaire de la Grotte Chauvet, située dans les gorges de l’Ardèche. Découverte en 1994, elle avait été fermée par un éboulement quelques vingt millénaires plus tôt, laissant les dessins qui ornent ses parois parvenir jusqu’à nous intacts. Ces derniers représentent des figures anthropomorphes (mains), des points réalisés en apposant des paumes de mains, et des animaux. Rhinocéros, mammouths, lions, bisons, ours et chevaux se meuvent sur les murs de la caverne, témoins du génie artistique des hommes préhistoriques. Si la grotte originale demeure fermée au public afin de ne pas être altérée, chacun peut en admirer la fidèle recomposition qu’est la « Grotte Chauvet 2 », à quelques kilomètres.

Le Val de Loire, promenade trois étoiles 

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Le château de Chambord

Tout impressionnant qu’il est, le domaine de Chambord est loin d’être la seule merveille du Val de Loire ! Déjà inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1981, il est intégré en 2000 dans une zone protégée bien plus large, recouvrant les rives du fleuve sur 280 kilomètres de long. Cette dernière s’étend de Sully-sur-Loire, à l’est d’Orléans, à Chalonnes, à l’ouest d’Angers, traversant les régions Centre Val de Loire et Pays de la Loire. Elle englobe les villes historiques de Blois, Tours, Chinon ou encore Saumur, les célèbres châteaux bâtis ou remaniés à la Renaissance sous l’impulsion de François Ier tels qu’Azay-le-Rideau et Amboise, mais aussi des édifices religieux, à l’image de l’abbaye royale de Fontevraud. Elle comprend également tous les paysages agricoles et ruraux qui bordent la Loire, ce plus long fleuve de France irriguant l’activité humaine depuis l’ère gallo-romaine.

La Juridiction de Saint-Emilion, un terroir grand cru (Gironde)

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Le village de Saint-Émilion

Situé à une cinquantaine de kilomètres de Bordeaux, le village de Saint-Émilion est avant tout réputé pour son vin rouge, et pour cause : sur ce territoire de la Gironde, la viticulture s’est développée dès l’époque romaine et pendant tout le Moyen Âge, dessinant un vaste paysage de vignobles cernant châteaux, églises et villages ; un « paysage culturel vivant » né de l’œuvre commune de l’Homme et de la nature. Ainsi le site inscrit à l’UNESCO ne recouvre-t-il pas seulement une mais huit communes, sur les 7 847 hectares de terres qui constituent la Juridiction de Saint-Émilion. Cette ancienne région administrative créée au XIIe siècle sous le gouvernement de Jean Sans Terre, alors roi d’Angleterre et duc d’Aquitaine, fêtait cette année les vingt ans de son inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité.

La chaîne des Puys d’Auvergne, belle endormie (Puy-de-Dôme)

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La chaine du Puy en Auvergne

C’est au titre d’« exemple éminemment représentatif de l’histoire de la terre » que la Chaîne des Puys, la faille de Limagne et le relief inversé de la montagne de la Serre, coulée de lave de 10 kilomètres de long née du puy de Vigéral, sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis un an. Formés il y a plusieurs millions d’années, ces paysages naturels exceptionnels sont le résultat d’une rupture continentale, ou « rifting », un phénomène géologique constituant l’une des cinq étapes principales de la tectonique des plaques : la terre se fissure, puis s’écroule, laissant le magma remonter à la surface et créer des reliefs tels que les monts d’Auvergne. Emblème de la région, le site d’une superficie de plus de 20 000 hectares donne le vertige et un léger frisson, lorsque l’on se rappelle que ses quatre-vingts volcans endormis sous une couverture de verdure pourraient un jour refaire trembler la terre…

Les Terres et mers australes françaises, écrin de biodiversité 

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Les îles Kerguelen

Petit dernier des biens français inscrits à l’UNESCO, le site des Terres et mers australes françaises est une gigantesque oasis de terre au sud de l’océan Indien, à quelques milliers de kilomètres de l’Antarctique. Situé à l’écart de toute activité humaine, il regroupe l’île Amsterdam, l’île Saint-Paul, l’archipel Crozet, les îles Kerguelen et une soixantaine d’îlots, représentant une superficie totale de plus de 600 000 km2. Sa géographie privilégiée est propice au développement d’un patrimoine naturel sauvage où abondent les espèces rares : ses millions d’habitants ne sont autres que des dauphins de Commerson, des otaries de Kerguelen, des éléphants de mer du sud, des manchots royaux – la plus grande colonie au monde réside sur l’île aux Cochons de l’archipel Crozet – et des albatros de Carter !

L’abbaye de Fontenay, trésor cistercien (Côte-d'Or)

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Abbaye de Fontenay

En 1118, vingt ans après la fondation de l’abbaye de Cîteaux et de l’ordre des moines cisterciens en Bourgogne, le jeune Bernard de Fontaine, abbé de Clairvaux et futur Saint-Bernard, fait bâtir l’abbaye de Fontenay. Conformément à sa conception stricte de la vie monastique de Saint-Bernard, et dans la lignée des bâtiments romans de l’époque, l’architecture du monastère se caractérise par son élégante simplicité. Cloître, réfectoire, église, dortoir, infirmerie, boulangerie, forge... Extrêmement bien conservée malgré quelques transformations subies au cours des siècles, l’abbaye demeure aujourd’hui le seul site cistercien – témoin de l’organisation autarcique de la communauté – ayant ainsi survécu au passage du temps, et constitue à ce titre un patrimoine exceptionnel.

Pour viser l’UNESCO

Seuls les États parties à la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel peuvent soumettre une proposition d’inscription au comité. Au préalable, ils doivent établir une liste indicative de tous les sites qu’ils sont susceptibles de vouloir lui présenter dans les cinq à dix années à venir, et ne peuvent ensuite formuler une candidature que pour les lieux qui y figurent. Avant l’inscription d’un bien sur la liste du patrimoine mondial, le comité s’assure de son « authenticité » et de son « intégrité », puis il vérifie qu’il satisfait à l’un des dix critères définis dans le traité : être un « chef d’œuvre du génie créateur humain », le témoin d’une culture disparue, d’une beauté naturelle exceptionnelle, nécessaire à la survie d’espèces menacées, illustrer des grands stades de l’histoire de la terre ou encore des « périodes significatives de l’histoire humaines »…

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