Zoo de la flèche : on a dormi dans un lodge face aux lions

Publié le par Julie Falcoz

Connu grâce à l’émission de télévision « Une saison au zoo », le zoo de la Flèche propose de nombreuses expériences immersives pour être au plus près des animaux. Leur activité phare : dormir face aux lions ou aux ours polaires. D'autres réjouissances sont également au menu, tel celle qui consiste, le temps d'une demi-journée magique, à se mettre dans la peau d’un soigneur. Reportage.

Dormir dans un zoo

Le lodge Serengeti au Zoo de la Flèche
FermerLe lodge Serengeti au Zoo de la Flèche © Zoo de la Flèche
© Zoo de la Flèche

Alors que le zoo de la Flèche s'apprête à fermer en cette fin d’après-midi de décembre, rendez-vous est pris près de l’entrée des lodges. Depuis 10 ans, le zoo de la Flèche propose 20 hébergements en immersion complète parmi 8 espèces d’animaux différents : les lions, les guépards, les lémuriens, les ours polaires, les tigres blancs, les loups arctiques, les ours grizzlis ou les tigres de Sumatra. Quand la porte s’ouvre, petite déception de courte durée, on n’aperçoit ni Nikita, une lionne blanche de 16 ans, ni Yôko, son fils de 5 ans. « Les animaux ont toujours la possibilité de se soustraire à la vue du public », rassure le vétérinaire du zoo, Cyril Hue. Et en effet, leurs silhouettes se devinent déjà derrière la végétation. Coup de chance, à la tombée de la nuit, la mère et le fils s’installent sur le rocher chauffant devant la grande baie vitrée du lodge. En tamisant un peu les lumières à l’intérieur, on a tout loisir de les observer à l'extérieur. À seulement quelques mètres de la vitre – épaisse, rassurez-vous ! –, leur présence est hypnotisante. C’est un moment privilégié, presque un tête-à-tête. Le lendemain matin, les lions blancs sont toujours là, ils prennent leur temps pour se lever et s’étirer… C’est déjà l’heure des aurevoirs ; notre route se croisera plus tard lors de leur repas.

Le restaurant du Safari Suite, face à l'enclos des léopards
FermerLe restaurant du Safari Suite, face à l'enclos des léopardsEn juillet 2023, le zoo a également ouvert le Safari Suite, 12 suites avec vue sur l’enclos des lions ou des guépards grâce à une large baie vitrée, avec, en prime, un restaurant face aux guépards et un bar face aux lions. © Zoo de la Flèche
En juillet 2023, le zoo a également ouvert le Safari Suite, 12 suites avec vue sur l’enclos des lions ou des guépards grâce à une large baie vitrée, avec, en prime, un restaurant face aux guépards et un bar face aux lions. © Zoo de la Flèche

Pour dormir dans l’univers des lions, comptez à partir de 239 € par personne, sachant que les tarifs des lodges sont établis par personne selon le nombre d’occupants, comprenant les entrées au parc, le dîner, la nuit, le petit-déjeuner du lendemain et une visite guidée du zoo. D’autres lodges démarrent à partir de 165 euros par personne.

Soigneur d’un jour

L'activité "soigneur d'un jour" au Zoo de la Flèche
FermerL'activité "soigneur d'un jour" au Zoo de la Flèche © Zoo de la Flèche
© Zoo de la Flèche

Le temps d'une demi-journée, le zoo propose de pénétrer ses coulisses en se glissant dans la peau d’un soigneur. Au programme : préparation du repas pour les coatis et les mandrilles, spectacle du repas des lions – quelle émotion de les entendre rugir d'aussi près ! –, ou encore nettoyage de l’enclos des lémuriens. Ce temps passé auprès des soigneurs animalier permet de se faire une bonne idée de leur quotidien. Et quel quotidien ! Leur parfaite connaissance des animaux est impressionnante, tout comme leur proximité. Ils leur parlent, les observent, remarquent le moindre changement de comportement. Souvent passionnés par leur métier, ils savent captiver leur public... D'autant que les groupes comptent 4 personnes maximum, de quoi permettre un véritable échange.

Comptez 195 € pour un adulte à partir de 15 ans, pack 1 adulte + 1 enfant (de 8 à 14 ans) à 280 €, enfant supplémentaire à 155 €.

Le bien-être animal

L'activité "soigneur d'un jour" au Zoo de la Flèche
FermerL'activité "soigneur d'un jour" au Zoo de la Flèche © Zoo de la Flèche
© Zoo de la Flèche

Avec 1500 animaux parmi 160 espèces différentes, le zoo de la Flèche place le bien-être animal au centre de son fonctionnement depuis sa création en 1946. « Nous cherchons toujours à concevoir des environnements animaliers qui ressemblent à leur milieu naturel et d’éliminer tout stress pour les animaux », explique le vétérinaire. Répondre à leurs besoins vitaux n'est pas la seule mission des soigneurs et de l’équipe vétérinaire, ils s'appliquent aussi quotidiennement à stimuler leurs pensionnaires tant au niveau physique que cognitif. C’est le rôle des enrichissements préparés par les soigneurs. Les coatis, par exemple, adorent fouiller. Ces petites friandises cachées dans des boules de papier permettent de satisfaire ce penchant. Toujours dans une démarche favorable à l’animal, les animaux du zoo ont la possibilité de se soustraire à la vue du public grâce à la végétation et de participer, ou non, aux activités. « Régulièrement, nous échangeons avec d’autres parcs animaliers en France et à l’étranger pour se tenir au courant et prendre des avis, explique-t-il. Des personnes expertes en bien-être animal peuvent également intervenir sur place. Ce qui nous permet de prendre du recul sur notre quotidien au zoo ». Dans un autre genre, le zoo de la Flèche pratique l’entraînement médical (medical training), une technique comportementale qui laisse la possibilité au staff de soigner les animaux sans les capturer et sans avoir besoin de les endormir. Une otarie s’est par exemple fait enlever une dent sans anesthésie. Quant à l’éléphant du zoo, il est capable de montrer le dessous de ses pattes pour des soins.

Une mission d’éducation et de conservation

L'activité "soigneur d'un jour" au Zoo de la Flèche
FermerL'activité "soigneur d'un jour" au Zoo de la Flèche © Zoo de la Flèche
© Zoo de la Flèche

Sans que le grand public soit forcément au courant, les zoos jouent un rôle dans la conservation des espèces animales. Pour ne citer que quelques exemples, le zoo de la Flèche participe à une étude sur l’olfaction chez les pinnipèdes pour comprendre comment les otaries perçoivent les odeurs. Si il s'avère concluant, ce projet pourrait permettre de créer un répulsif afin d'éviter que ces mammifères marins ne finissent capturés par les filets de pêche. Autre exemple : des poussins de chouette d’Oural ont été réintroduits dans la forêt de Bavière grâce à la collaboration de plusieurs zoos français. À l’intérieur du parc de 18 hectares, en outre, l’éducation se traduit par de nombreuses animations (entre 9 et 15 selon la saison) pour sensibiliser le public à l’environnement. « Les zoos ont un rôle à jouer dans la conservation de la biodiversité. Les instances internationales le reconnaissent également, comme par exemple l’UICN, l’Union internationale pour la conservation de la nature, précise Cyril Hue. Ce sont des lieux d'éducation à l'environnement qu'on le veuille ou non ».

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