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Que visiter sur l’île de La Désirade, en Guadeloupe ?

Par Philippe Bourget

Au large de Saint-François, plantée dans l’Atlantique, La Désirade, 1 700 habitants, est la moins connue des îles de Guadeloupe. Raison de plus pour poser le pied à terre et explorer ce « caillou » étrange, moitié peuplé, moitié désert et vigie attentive sur le reste de l’archipel.

Explorer les îles de la Petite-Terre

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L'archipel de la Petite-Terre, Guadeloupe

C’est peut-être le secret le mieux gardé de la Guadeloupe. Entre Saint-François, à Grande-Terre, et La Désirade, se tiennent deux micros îles inhabitées : Terre-de-Haut et Terre-de-Bas. Elles forment le minuscule archipel de la Petite-Terre. Lorsqu’ils emmènent leurs clients à La Désirade, certains prestataires de transport maritime le contournent volontiers. Les « voileux » peuvent aussi accoster, à condition de ne pas jeter l’ancre, c’est interdit. Il est également possible de débarquer dans ce territoire classé Réserve naturelle : des excursions, dûment règlementées, sont organisées depuis Saint-François, avec un quota journalier de passagers. Sur place, le paysage est idyllique. On y trouve des plages vierges, des cocotiers, un lagon. Seule éminence sur Petite-Terre : un phare, considéré comme l’un des plus vieux de Guadeloupe. Il date de 1840. Si l’archipel est classé Réserve naturelle, c’est pour sa faune. Petite-Terre héberge deux spécimens de lézards, l’anolis et le scinque, des huitriers, des sucriers à ventre jaune (oiseaux)… et une flopée d’iguanes, absolument pacifiques. On peut les apercevoir en parcourant le sentier tracé sur Terre-de-Bas. Certains oiseaux migrateurs font aussi halte entre novembre et mars et, en mer, tortues vertes, poissons et requins citron semblent cohabiter amicalement. Une sortie à la journée à recommander aux purs amoureux de nature.

Arpenter le relief singulier de La Désirade

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Pointe sud-ouest de l'île de la Désirade, Guadeloupe

La Désirade mesure 11 km de long pour 2 km de large. Elle accueille quelque 1 700 habitants, dont une communauté de pêcheurs. Vue depuis Grande-Terre, elle ressemble à un long plateau allongé. A l’est, sa pointe fixe l’Atlantique, elle voit arriver en premier les ondes tropicales et les cyclones. L’île est une épine dorsale calcaire : son versant sud-est accueille le village principal, Beauséjour, les hameaux, les plages… bref, la vie. Au centre s’étire l’échine rocailleuse et arbustive, parcourue par un chemin de crête, culminant à 275 m à La Grande Montagne. Au nord-ouest, les versants, déserts, plongent brusquement vers l’océan, dans un paysage parfois hostile. Ils sont extrêmement peu fréquentés. Ceux qui viennent à La Désirade pour la journée (soit l’essentiel des 80 000 visiteurs annuels) peuvent louer un 4 X 4 ou un scooter en débarquant. La Désirade est à environ 30 mn de bateau de Saint-François (attention, le dernier retour est généralement vers 16h30).

S’alanguir sur la plage

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La plage de la Désirade, Guadeloupe

La Désirade n’est pas à proprement parler une « destination plages ». Mais l’île en abrite tout de même quelques-unes. Parlons des deux de Beauséjour : la plage à Fanfan, à l’ouest, et la plage à Fifi, à l’est. La première est plantée de palmiers et les pêcheurs y confectionnent parfois des nasses à poissons. Le sable blanc et les cocotiers de la seconde lui valent une fréquentation constante, d’autant qu’elle accueille deux restaurants de plage. Entre Beauséjour et Baie-Mahault, vous tomberez aussi sur la plage du Souffleur. C’est la plus connue et pour cause : elle étire longuement son sable fin devant des cocotiers bien alignés, prétextes au farniente et à la baignade (nage, snorkelling – nombreux coraux…). Des abris (carbets) permettent de s’installer pour le pique-nique. Il y a même un restaurant (La Roulotte) et des sanitaires. A côté, dans l’Anse du Puits, des barques de pêche colorées sont amarrées. Reste la dernière vraie plage, celle de Petite Rivière, à Baie-Mahault. Un site simple et ombragé, loin, si loin des tourments du monde.

Pour aller plus loin : découvrez les activités à faire à Basse-Terre en Guadeloupe.

S’attarder à Beauséjour, la « capitale » de l’île

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Vue générale de la Désirade, Guadeloupe

Etre là et ne rien faire, juste observer et s’imprégner. Voilà le programme tout à fait supportable qui attend le visiteur à Beauséjour. Car ne vous attendez pas à découvrir ici un patrimoine virevoltant. Le village vit tranquillement autour de son port et de la rue Philippe Pain. Prenez le temps de vous balader de rues en rues, histoire de vous inoculer le rythme lancinant des tropiques. Vous pourrez visiter la boutique lapidaire (bijoux et objets fabriqués avec de vieilles pierres de l’île) et pousser « l’aventure » jusqu'au Jardin botanique du Désert, qui œuvre notamment à la sauvegarde d’un cactus endémique de La Désirade. Avec sa maquette de goélette, l’église Notre-Dame de l’Assomption vaut aussi une visite.

Hormis à l’arrivée quotidienne des bateaux de Saint-François, le village ne vibre véritablement qu’en avril, lors de la Fèt A Kabrit. Trois à quatre jours dédiés, à l’origine, aux éleveurs de cabris et devenus au fil du temps un événement culturel, avec des artistes locaux et de tout l’arc caraïbe. Au menu également : des défilés de cabris, des balades en charrettes, des animations pour les enfants, un concours culinaire, des stands de restauration…

Visiter Baie-Mahault et la pointe orientale de l’île

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Le phare de la Désirade, Guadeloupe

C’est à Baie-Mahault que Christophe Colomb aurait touché terre aux Caraïbes, lors de son second voyage en 1493. S’il n’y a plus trace de l’événement, l’île conserve d’autres vestiges. Ceux d’une ancienne léproserie ne sont pas les moins étonnants. Ils rappellent que La Désirade a été en partie peuplée, à partir du 18ème s., par des lépreux. Au cimetière du village, les tombes des religieux s’étant occupé d’eux en témoignent. L’Etat enverra également à La Désirade les « fils indignes » de la haute bourgeoisie guadeloupéenne, et même française. Drôle de peuplement… Autre vestiges : ceux d’une cotonnerie, en activité durant l’entre deux-guerres. A l’extrémité est du village, la route s’arrête à l’ancienne station météo de la Pointe Doublé. Au milieu des arbustes et des iguanes des Petites Antilles, hôtes habituels de ce milieu, le bâtiment, abandonné, date des années 1930. Il fut construit par Ali Tur, un architecte français d’origine tunisienne mandaté pour reconstruire des bâtiments publics en Guadeloupe après le passage dévastateur d’un cyclone, en 1928. Il dénote dans ce paysage rocheux, classé, plus au nord, Réserve naturelle géologique.

Grimper à la Chapelle du Calvaire

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Côte de la Désirade, Guadeloupe

Amoureux d’espace et de points de vue, cette balade vous est destinée. Certes, depuis Beauséjour, la montée à pied est ultra raide. Mais quelle récompense ! Une fois atteinte la petite chapelle joliment peinte en bleu et blanc, la vue sur le port et le sud de l’île est prodigieuse. Une table d’orientation permet de se repérer. De la chapelle, il est possible de gagner le chemin de crête (de la Montagne) et de rallier Baie-Mahault par les points culminants de La Désirade, qui dépassent la côte 200. C’est enfin l’occasion d’apercevoir, en bas à gauche, la côte nord-ouest de l’île, découpée et vierge, à peine émaillée de quelques criques de galets. L’île sauvage mérite son surnom !

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