À la découverte des châteaux du sud-est de l'Île de France

En plein cœur du Gâtinais, le château de Courances, construit en 1622, connut de nombreuses transformations. Son parc, de 75 ha, est labellisé « Jardin Remarquable ». - © Tuul & Bruno Morandi

Publié le par Dominique Le Brun

Une précision tout de suite : cet iti­néraire de deux jours commence et s’achève dans des gares acces­sibles depuis Paris par des trains acceptant les vélos. Il permet donc un départ de la capitale le samedi matin et un retour le dimanche soir. 

1er jour : de Mormant à Fontainebleau

À Blandy­les­Tours, l’église Saint Maurice, dont l’origine remonte au début du Moyen Âge est construite sur un ancien cimetière mérovingien.
À Blandy­les­Tours, l’église Saint Maurice, dont l’origine remonte au début du Moyen Âge est construite sur un ancien cimetière mérovingien. © Bertrand Gardel / hemis.fr

Depuis la gare SNCF de Mormant, notre première visite sera pour le fief des Époisses, une ferme médiévale fortifiée magnifiquement entretenue. Ses remparts et son pigeonnier-donjon se dressent solitaires au beau milieu d’une plaine déserte. Puis, par Bombon et Saint-Méry, nous rejoignons Champeaux, qui possède une élégante collégiale, et nous poursuivons vers Blandy en faisant un crochet par le moulin et la ferme de Chaunoy sur une toute petite route. Un donjon et des remparts annoncent de loin Blandy-les-Tours : l’ascension du donjon s’impose, car du haut de ses 35 m, la vue porte sur tout notre itinéraire. Par la départementale de Moisenay, nous filons ensuite vers Vaux-le-Vicomte, le palais qui inspira à Louis XIV l’idée de construire Versailles : une visite incontournable ! Pour atteindre Fontainebleau, on rejoindra Fontaine-le-Port par Sivry- Courtry. Et après avoir traversé la Seine, nous suivrons ses berges en passant par Samois.

2e jour : de Fontainebleau à la Ferté-Alais

Barbizon, surnommé le « village des peintres » fut le repaire des premiers impressionnistes du XIXe siècle. Carot, Millet, Rousseau, et plus tard Renoir et Monet s’y installèrent, attirés par sa proximité avec la forêt de Fontainebleau.
Barbizon, surnommé le « village des peintres » fut le repaire des premiers impressionnistes du XIXe siècle. Carot, Millet, Rousseau, et plus tard Renoir et Monet s’y installèrent, attirés par sa proximité avec la forêt de Fontainebleau. © Bertrand Gardel / hemis.fr

Le château et le parc de Fontaine­bleau méritent à eux seuls une bonne demi­ journée. Nous y reviendrons, donc. D’autant plus que nous avons choisi de traverser la forêt par de petites routes, dont les chemins souvent sablonneux sont une vraie corvée pour le VTC. Passant par la gare SNCF, nous nous rendons à la Tour Denecourt, du nom de l’ancien soldat de Napoléon qui consacra sa retraite à aménager des sentiers dans la forêt. De là, nous nous dirigeons vers la D 116, puis la N 6, pour nous engager dans l’itinéraire aux mille virages des Hauteurs-de-la-Solle. Au carrefour du Grand Veneur, nous continuons tout droit par la piste dite «Route de Barbizon à Fontainebleau ». À Barbizon, de l’auberge du Père Ganne à l’atelier de Théodore Rousseau, nous quittons le Fontainebleau sauvage pour celui des artistes. Par le chemin qui longe l’orée de la forêt, nous continuons vers Arbonne, Achères et Noisy-sur-École. À l’entrée de Milly, l’arrêt s’impose pour visiter la chapelle Saint- Blaise-des-Simples, décorée par Jean Cocteau. Puis la route reprend vers le chemin de Courances en nous laissant guider par le fléchage du Cyclop, la colossale création métallique signée Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle. À Moigny-sur-École, nous saluons le très vieux Moulin Grenat et, un peu plus loin, le château de Courances dont les jardins ont été conçus par Le Nôtre. Pour atteindre enfin La Ferté-Allais, où nous emprunterons le GR®11 jusqu’à Dannemois et continuerons par Videlles, Mondeville et Baulne.

Sources

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