Le musée de la Grande Guerre du pays de Meaux
Construit sur les lieux de la première bataille de la Marne qui s’est déroulée en septembre 1914, le musée de la Grande Guerre propose une expérience complète pour comprendre le conflit qui a bouleversé le destin de l’Europe à l’aube du siècle dernier. Mise en avant au travers de son exposition permanente et d’expositions temporaires régulières, sa riche collection de documents d’époque et d’objets personnels ayant appartenu aux poilus permet de replonger au cœur des combats. En plus de l’espace muséal, une immersion dans une tranchée reconstituée permet en effet de se glisser dans la peau d’un soldat le temps de quelques minutes. Décors, ambiance sonore, détails scénographiques… L’approche résolument pédagogique adoptée par le musée de la Grande Guerre constitue une première étape utile pour comprendre le système des tranchées de 14-18 et appréhender de manière réaliste les conditions de vie des hommes au front.
L’exposition en cours
« Des chevaux et des hommes », jusqu’au 4 janvier 2026
A noter également
Du 7 au 11 novembre 2025 aura lieu à Souchez la seconde édition du festival « Images de guerre, guerre des images »
Le Mémorial de Verdun, l’ossuaire et le fort de Douaumont, le fort de Vaux
Le 21 février 1916 s’engage à Verdun, dans la Meuse, la bataille la plus longue et mémorable de la Première Guerre mondiale. Pendant dix mois, les armées française et allemande s’opposent. Leurs hommes s’enterrent dans les tranchées et s’enlisent bientôt dans une guerre d’usure qui deviendra le symbole du conflit. Le Mémorial de Verdun, l’ossuaire et le fort de Douaumont, le fort de Vaux (actuellement fermé pour travaux), la citadelle souterraine, le terrain encore déformé par les trous d’obus... Plus d’un siècle après les faits, les différents lieux de mémoire emblématiques de Verdun décrivent encore l’ampleur de la violence à laquelle étaient confrontés quotidiennement les soldats sur le champ de bataille. Dans les rangs français, rares sont ceux qui n’ont pas « fait Verdun », survivant ou périssant au cœur de l’innommable, de l’enfer dont témoignent encore aujourd’hui les lettres de poilus. La bataille, qui a fait au total plus de 300 000 morts et environ 400 000 blessés, s’est achevée le 18 décembre 1916 par une victoire française.
Le centre d’histoire du Mémorial 14-18 de Notre-Dame-de-Lorette et l’Anneau de la Mémoire
Parmi les sites historiques du Nord de la France qui entretiennent le souvenir de la Grande Guerre, le centre d’histoire du Mémorial 14-18, à Souchez, vaut assurément une visite. Construit au milieu d’anciens champs de bataille et au pied de la célèbre colline de Lorette, il documente les différentes étapes d’un conflit intense dans la région. En marge du musée, côtoyant la nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette, l’impressionnant Anneau de la Mémoire d'Ablain-Saint-Nazaire bâti en 2014 rend hommage aux près de 580 000 soldats tombés dans le Nord Pas-de-Calais au cours de la Première Guerre mondiale.
L’exposition en cours
« Scènes de front », par le photographe franco-ukrainien Youry Bilak, jusqu’au 4 janvier 2026
Le Chemin des Dames et la caverne du Dragon
Autre lieu chargé d’histoire, le Chemin des Dames, entre Soissons, Reims et Laon, marquait pendant la Grande Guerre une ligne de délimitation clé entre la zone d’occupation allemande et les positions françaises. Dès les prémices du conflit, les troupes alliées et allemandes s’y disputent les galeries souterraines stratégiques d’une ancienne carrière de pierre située dans l’Aisne. Bientôt rebaptisée « Caverne du Dragon », la caserne militaire devient un endroit empreint de mystère et d’effroi qui ouvrira ses portes aux visiteurs au lendemain de la Première Guerre mondiale… Aux alentours, plusieurs circuits le long du Chemin des Dames permettent encore aujourd’hui de remonter le cours des évènements.
Les sites funéraires et mémoriels de la Première Guerre mondiale, un ensemble protégé par l’Unesco
Sur le front Ouest qui reliait la Suisse à la mer du Nord sur plus de 700 kilomètres, Britanniques et Français ont face aux Allemands pendant quatre ans sans que la mort n’épargne personne. Sur les lieux des combats, 139 sites funéraires et mémoriels inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2023 traduisent l’importance des pertes humaines dans chaque camp. Des milliers de ressortissants des peuples voisins ou alliés y reposent. Du cimetière militaire du Commonwealth de Longueval (Somme) à celui d’Oeren en Belgique en passant par le mémorial canadien de Vimy (Pas-de-Calais), les croix et monuments élevés en l’honneur des soldats tombés racontent une page sombre de l’histoire de France et du monde.
Quels sont les autres lieux de mémoire de la guerre 14-18 à visiter dans les Hauts-de-France et le Grand Est ?
Parmi les lieux qui valent aussi le détour, les chemins de la mémoire du Nord Pas-de-Calais ; le musée Somme 1916 à Albert (Somme) ; le mémorial de la Clairière de l’Armistice à Compiègne (Oise) ; la Carrière Wellington à Arras (Pas-de-Calais) ; le musée Guerre et Paix à Novion-Porcien (Ardennes) ; le musée-mémorial du Linge et les circuits de visite du champ de bataille, à Orbey (Haut-Rhin)… Plus de sites à découvrir sur cheminsdememoire.gouv.fr