Le nouveau visage architectural de Paris en 6 bâtiments déjà iconiques
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Le nouveau visage architectural de Paris en 6 bâtiments déjà iconiques

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La Fondation Louis-Vuitton

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Installée dans le Jardin d'acclimatation au sein du bois de Boulogne en 2014, la Fondation Louis-Vuitton, bâtiment de 40 mètres de haut aux nombreuses innovations architecturales conçu par Franck Gehry, abrite une exceptionnelle collection d'art contemporain.

Un bouton de rose qui entrouvre ses pétales, un coléoptère ou encore un voilier délicatement posé sur un miroir d’eau ? Spectaculaire et déstructurée, la Fondation Louis-Vuitton peut inspirer bien des analogies. L’histoire raconte que c’est après avoir visité le musée Guggenheim à Bilbao que Bernard Arnault a décidé de confier à Frank Gehry la mission d’imaginer un écrin pour sa fondation d’art. En réponse au rêve de ce mécène collectionneur, l’architecte américano-canadien a composé un assemblage de blocs de béton serti d’une enveloppe de verre, d’acier et de bois. Le résultat est monumental, et pourtant… c’est bien une impression de légèreté qui s’en dégage. Depuis dix ans, ce lieu consacre la rencontre de l’art contemporain et du luxe. Outre une collection permanente de 330 œuvres signées par 120 artistes, il accueille chaque année deux expositions temporaires, ainsi que des événements musicaux au sein de l’auditorium. Visiter la Fondation Louis-Vuitton, à l’orée du bois de Boulogne, c’est aussi profiter, depuis ses terrasses, d’une vue unique sur le quartier d’affaires de La Défense et les toits de Paris.

Fondation Louis-Vuitton, 8, avenue du Mahatma-Gandhi, Paris 16e. 01 40 69 96 00. fondationlouisvuitton.fr Fermé le mardi.

La Cité judiciaire de Paris

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Le tribunal judiciaire de Paris, gratte-ciel de 160 mètres de haut installé porte de Clichy depuis 2018, vu depuis le parc Clichy-Batignolles Martin-Luther-King.

Au propre comme au figuré, elle est devenue en 2018 l’une des vigies de la capitale. Du haut de ses 38 étages, la Cité judiciaire de Paris, signée Renzo Piano, accueille le Tribunal de Paris, le « 36 » ex-quai des Orfèvres (Direction régionale de la Police judiciaire) et la maison de l’ordre des avocats. Ce gratte-ciel fait de trois parallélépipèdes superposés, entièrement revêtu de verre, reflète son environnement. À ses pieds, son parvis forme une nouvelle place publique, symbole d’ouverture à la frontière entre Paris et sa banlieue, entre le nouvel écoquartier créé autour du parc Martin-Luther-King et la ville de Clichy-la-Garenne. Heureusement, pas besoin d’être convoqué par la justice pour découvrir ce bâtiment d’exception, arpenter sa spectaculaire salle des pas perdus et même pénétrer dans les salles d’audience pour assister à un procès. Moyennant toutefois quelques précautions : présenter une pièce d’identité et n’avoir aucun objet coupant sur soi. Pour aller plus loin, des visites commentées sont proposées par différentes structures (Explore Paris, Paris Promeneurs…).

Tribunal de Paris, Parvis du Tribunal de Paris, Paris 17e. 01 44 32 51 51. tribunal-de-paris.justice.fr. Accueil du public du lundi au vendredi.

La Seine musicale

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La Seine musicale, pôle artistique et culturel à la superbe structure ovoïdale, abritant une salle de spectacle modulable, un auditorium, mais aussi des restaurants et commerces, sur l’île Seguin, dans les Hauts-de-Seine.

À l’ouest de la capitale, un splendide vaisseau dédié au spectacle vivant sous toutes ses formes a émergé : la Seine musicale. En lieu et place des anciennes usines Renault, l’édifice conçu par Shigeru Ban et Jean de Gastines a élu domicile en 2017 sur la pointe aval de l’île Seguin. Sa silhouette rappelle celle d’un paquebot, surmonté d’un œuf de verre et de bois, qui renferme un auditorium de 1 150 places. Prouesse technologique : il est habillé d’une voile de plus de 1 000 mètres carrés de panneaux photovoltaïques, qui pivote selon la course du soleil. L’ensemble a été pensé comme un quartier avec, en plus des espaces de concert et d’exposition, des restaurants et des commerces liés à l’art et à la culture, ainsi qu’un parc (le jardin Bellini) labellisé refuge LPO pour la biodiversité. L’image d’un futur écoresponsable ?

La Seine musicale, île Seguin, 92100 Boulogne-Billancourt. 01 74 34 54 00. laseinemusicale.com

La Philharmonie

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Face à la Grande Halle de la Villette, voisine de la Cité de la musique, la colline en aluminium de Jean Nouvel et Brigitte Métra, chef-d’œuvre architectural inauguré en 2015 et déjà incontournable dans le paysage culturel parisien, abrite salle de concert, espaces d’exposition, ateliers pédagogiques et salles de répétition.

Les lignes et les angles de la coque sont francs mais, au premier regard, autant que le scintillement des 340 000 « oiseaux » en feuilles d’aluminium, ce sont plutôt les courbes qui dominent. Pour poursuivre dans la métaphore animalière, si la Fondation Louis-Vuitton était un coléoptère, la Philharmonie de Paris, inaugurée en janvier 2015, serait plutôt un reptile ou un animal marin qui sommeille sous un rocher… Élevé au sein même du parc de la Villette, l’édifice a été pensé par l’architecte Jean Nouvel comme une colline sur laquelle on peut de promener. Culminant à 37 mètres de haut, son belvédère est ouvert au public d’avril à octobre, du mercredi au dimanche, offrant une vue panoramique jusqu’au coucher du soleil. À l’intérieur, l’architecture se veut clairement futuriste à l’image des « balcons nuages » de la salle de concert Pierre-Boulez qui peut contenir jusqu’à 2 400 spectateurs. Grâce à une acoustique exceptionnelle, chacun a l’impression de flotter au cœur de la scène sonore ! Ce temple dédié à la musique comprend aussi des espaces d’exposition, des ateliers pédagogiques et de salles de répétition. Conçu pour les 4-10 ans, tout aussi poétique que pédagogique, le « Parcours de la Philharmonie des enfants » est composé de 30 installations sur 1 000 mètres carrés.

Philharmonie de Paris, Cité de la musique, 221, avenue Jean-Jaurès, Paris 19e. 01 44 84 44 84. philharmoniedeparis.fr Fermé le lundi.

Bourse de commerce

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Place centrale surplombée d’une immense verrière, le lieu accueille la stupéfiante collection Pinault, constituée de peintures, sculptures, vidéos, photographies, œuvres sonores, installations et performances.

Vous cherchiez l’intrus ? Le voici ! À première vue, rien ne semble relier la Bourse de commerce au paysage architectural de notre Paris xxie siècle. Situé dans le jardin des Halles au centre de la capitale, ce haut lieu patrimonial a vu le jour en tant que halle aux blés, à la fin du xviiie siècle. Couverte dès 1812 par une coupole de métal, puis de verre, elle a été modifiée pour devenir la Bourse de commerce à partir de 1889… Aujourd’hui, le bâtiment accueille la collection d’art contemporain de l’homme d’affaires François Pinault. C’est l’architecte Tadao Ando qui a été chargé en 2017 de la transformation de ce bâtiment en lieu d’exposition, sans intervenir sur l’édifice, classé au titre des monuments historiques. Il a été épaulé par deux architectes français, Lucie Niney et Thibault Marca. Pour permettre au public d’observer les œuvres dans les meilleures conditions, une coursive intérieure en béton brut, la Rotonde, a été aménagée sous la coupole : lors de la réouverture du lieu en mai 2021, elle fit sensation !

Bourse de commerce - Collection Pinault, 2, rue Viarmes, Paris 1er. 01 55 04 60 60. pinaultcollection.com. Fermé le mardi.

L’Institut du monde arabe

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Inspiré de les cultures arabe et occidentale, le bâtiment de l'Institut du monde arabe dessiné par Jean Nouvel et un collectif d'architectes, abrite un musée dédié au monde arabe.

Le nouveau visage de Paris ne s’incarne pas seulement dans les constructions les plus récentes. La preuve avec l’Institut du monde arabe qui, bien qu’il date de la fin des années 1980, continue d’impressionner par sa modernité. L’architecte Jean Nouvel avait opté pour un parti pris radical : un grand parallélépipède ! Il est habillé en façade de 240 moucharabiehs mécaniques, version « high-tech » de ces cloisons ajourées faites de panneaux de bois ou de gypse fréquemment utilisées dans l’architecture traditionnelle des pays arabes. Entièrement rénovés en 2017, ces moucharabiehs, en partie mobiles, filtrent la lumière du jour : ambiance orientale garantie ! Mais ce n’est en fait qu’une partie de l’IMA, celle qui abrite la bibliothèque. Juste à côté, un second volume moins haut épouse la courbe du quai Saint-Bernard et de la Seine.

Institut du monde arabe, 1, rue des Fossés-SaintBernard, Place Mohammed-V, Pari 5e. 01 40 51 38 38. imarabe.org Fermé le lundi.