Les 9 plus belles stations-villages des Alpes du Sud

© ADDET05 - Cédric Tempier

Publié le par Philippe Bourget

Névache, la perle du Briançonnais

© Alpes Photographies

Un village-hameaux de fond de vallée. Une rivière impétueuse à l’eau claire – la Clarée. Un patrimoine rural émaillé de beaux cadrans solaires et de chapelles peintes. Des sommets puissants, frontaliers de l’Italie, au cœur d’un territoire Natura 2000. Voilà le cadre enchanteur de Névache, station-village du Briançonnais , « la plus au nord des Alpes du Sud », préservée et conviviale. Au menu des vacanciers hivernaux : 45 km de pistes pour (un peu) de ski alpin, bien sûr, mais aussi du ski de randonnée, du ski de fond, des balades en raquettes, des échappées belles en chiens de traineau et même du biathlon. Au total, un terrain de jeu de 20 000 hectares pour un séjour – souvent – ensoleillé et détox.

Arvieux, évasion sereine dans le Queyras

© ADDET05 - Cédric Tempier

Dans la série des stations-villages du Queyras , dans les Hautes-Alpes, demandez Arvieux. Sur la route du col de l’Izoard et de la fameuse Casse Déserte, curiosité géologique formée de pitons rocheux, la commune, à 1 545 m d’altitude, mêle fort à propos domaine skiable agréable et ambiance bon enfant. 15 km de pistes de tous niveaux et des itinéraires magnifiques de ski de randonnée permettent aux uns et aux autres de profiter du cadre somptueux, entre forêts de mélèzes et pic du Grand Rochebrune (3 321 m). Dans le village, commerces de proximité, gites, chambres d’hôtes de montagne et restaurants de terroir participent de l’évasion alpine, loin des métropoles et de leur rythme de vie effréné.  

Saint-Véran, du ski au plus haut des cieux

© Rogier Van Rijn

Que celui qui n’a jamais entendu parler de Saint-Véran lève le doigt ! Il est quasi impossible, en effet, de ne pas connaitre un tant soit peu ce village, réputé le plus haut de France et d’Europe. Perché à 2 040 m d’altitude et habité à l’année, il attire les touristes pour ce record et sa remarquable architecte de chalets traditionnels, dont les balcons et les toitures en mélèze sont les signes distinctifs. On sait moins, en revanche, que Saint-Véran est une station de ski. Relié à Molines-en-Queyras, son domaine, culminant à 2 830 m, tutoie les sommets et les versants italiens, dont on aperçoit depuis les pentes le mont Viso et, au loin, les vallées urbanisées. 36 km de pistes pour une oxygénation inégalée !  

Ancelle, escale villageoise près de Gap

© Anïs Joly - OT Champsaur

Le Champsaur-Valgaudemar, vous connaissez ? Ce territoire de moyenne montagne situé au nord de Gap, dans les Hautes-Alpes , n’est pas dans l’œil du cyclone du tourisme mondial. Tant mieux ! Car au gré de vallées et de versants saupoudrés de villages ruraux, il a préservé une authenticité rassurante. Ainsi d’Ancelle, commune de 1 000 habitants dont le domaine skiable, 30 km de pistes et 13 remontées mécaniques, étagé entre 1 340 m et 1 807 m d’altitude, a tout de la station « d’autrefois », familiale, conviviale et… en théorie bien enneigée – les versants aménagés sont tous exposées plein nord. On y viendra pour le ski alpin et aussi le ski nordique, à pratiquer dans la belle vallée de la Rouanne.  

Villar d’Arène, sous le regard de la Meije

Comment ne pas aimer ce village de la route du col du Lautaret, dominé par la masse écrasante de La Meije, perchée à 3 984 m d’altitude ? Eté comme hiver, la cadre de vie exceptionnel de cette commune montagnarde séduit. Ici, plus de ski alpin. Mais lorsqu’on vient entre décembre et mars, on profite à plein des pistes du domaine nordique, tracées entre le village et le hameau d’Arsine. Au bord de la Romanche, entre champs et bosquets, la glisse silencieuse en ski de fond classique ou en skating réconcilie avec la nature, dont les animaux laissent leurs traces dans la neige. Aux portes du Parc national des Ecrins , Villar d’Arène satisfera aussi l’après-ski, avec son bar-restaurant et sa boutique associative.  

Vallouise-Pelvoux, un écrin dans les Ecrins

© Thibault Blais

On dit parfois que les maisons villageoises des Alpes du sud ne valent pas celles des deux Savoie, où le bois est roi. Ce n’est pas toujours vrai ! Il y a Saint-Véran, bien sûr, mais aussi Vallouise. Au cœur du massif des Ecrins, ce village abrite des maisons typiques à balcons de bois. La commune revendique aussi un « ski nature » à taille humaine, grâce à 25 km de pistes balisées étendues entre 1 250 et 2 300 m d’altitude. A l’espace débutant et au spot de free ride s’ajoutent les sorties en chiens de traineau, les balades en raquettes à la rencontre de la faune, les sauts en parapente et l’escalade sur cascade de glace, une spécialité de la station. Restera à profiter du cadre reposant du village et de ses commerces.  

Crévoux, refuge au pays d’Embrun

© OT Serre Ponçon - Remi Morel

Archétype de la station-village, Crévoux trône dans une vallée connectée à la Durance, près d’Embrun, dans les Hautes-Alpes. Avec son décor de ski nature et ses forêts de mélèze, au cœur du massif du Parpaillon, on vient ici pour fuir les files d’attente et les immeubles disgracieux. Le ski alpin, le ski nordique sur le domaine de La Chalp et d’autres activités outdoor se pratiquent avec douceur, sur 22 km de pistes et 1 000 m de dénivelé. Un paysage à taille humaine pour pratiquer aussi la luge, les balades en raquettes et profiter de moments simples en famille ou entre amis. On n’oubliera pas la table ! Dans les deux restaurants du village, les produits du terroir sud-alpin sont à l’honneur.  

Sainte-Anne La Condamine, le trésor caché de l’Ubaye

© Luka Leroy

Certains disent que c’est l’un des secrets les mieux gardés des Alpes-de-Haute-Provence, une adresse que l’on ne se transmet qu’entre initiés. Il faut dire que les places sont rares. Quelques chalets en bois massif de qualité, souvent loués d’une année sur l’autre, un hôtel-restaurant familial 3 étoiles, une poignée de gîtes et surtout un cadre naturel préservé, avec un enneigement réputé élevé. A quelques kilomètres de Barcelonnette, Sainte-Anne coche toutes les cases du refuge cocooning, avec 35 km de pistes référencées. Nichée entre le parc national du Mercantour et régional du Queyras, à 1 830 m d’altitude, la station est une parfaite synthèse entre joies de la glisse et déconnexion salvatrice.  

La Colmiane-Valdelobre, du blanc près du grand bleu

© Côte d'Azur France Tourisme / Georges VERAN

Direction les Alpes-Maritimes et l’extrême sud des Alpes françaises pour découvrir ce village-station perché entre les vallées de la Tinée et de la Vésubie. Entre 1 500 et 1 800 m d’altitude, lorsque la neige est au rendez-vous, les fans de glisse trouvent chaussures (de ski) à leurs pieds. Ski alpin, snowboard et piste de luge témoignent du côté fun de la station, confirmé par la présence d’une tyrolienne géante composée de 2 lignes, d’une longueur totale de 2 663 m. Vitesse de passage : 135 km/h. Sensations garanties ! Au-delà, La Colmiane-Valdelobre propose un riche patrimoine d’églises et de chapelles et offre la certitude d’échapper à la foule du littoral azuréen, situé seulement à 1h30 de voiture.