Les Baux-de-Provence, village star du département…
C’est le seul bourg du « 13 » à être classé parmi les « Plus Beaux Villages de France ». Village éperon noyé dans le calcaire des Alpilles, il domine la plaine de la Crau et le pays d’Arles. Moyenâgeux en diable avec ses ruelles bordées de vieilles demeures, il est scandé de boutiques de souvenirs et d’artisanat. On ira plutôt hors saison pour profiter du mistral rafraîchissant depuis l’esplanade sommitale où sont plantés les vestiges du château médiéval et ses tours, donjon, colombier et chapelles. Richement doté en hébergements et restaurants haut de gamme, on profitera aussi des spectacles projetés dans d’anciennes carrières, aux Carrières des Lumières.
… et Eygalières, le village des stars
Plus discret, cet autre beau et petit village des Alpilles a gagné ses galons en accueillant depuis plusieurs décennies quelques people, venus chercher sur ces terres refuge et tranquillité. Hugues Grant, Michel Drucker, Alain Prost, Charlotte de Turckheim, pour ne citer qu’eux, ont acquis des mas ou viennent se ressourcer dans ce beau village provençal, situé à 28 km d’Avignon. Le charme opère immédiatement. Le bourg se love au pied d’un piton rocheux surmonté d’une statue de la Vierge et d’un campanile, d’où s’ouvre la vue sur les Alpilles. Fontaines, oratoires et lavoirs bordent les rues du village, doté aussi de nombreux restaurants. Un bourg authentique pour les visiteurs, malgré ses célébrités.
Cornillon-Confoux, « l’inconnu » des rives de Berre
Peu de visiteurs viennent se perdre sur les rives nord de l’étang de Berre, situées hors des grands circuits touristiques. Ils ont tort. Car le petit village de Cornillon-Confoux, dominant le plus grand étang salé d’Europe, est un petit bijou d’authenticité provençale. Perché, aggloméré, il dévoile un lacis de ruelles étroites jalonnées de maisons traditionnelles en pierre, d’anciens lavoirs et d’un vieux château-fort, le tout sous un agréable parfum de ruralité non dévoyée. Ses abords, plantés de pinèdes, cachent une belle collection de bories, ces cabanes en pierres sèches des « anciens » que l’on découvrira au gré d’agréables sentiers.
Jouques, bijou caché de la Sainte-Victoire
Il n’est pas, comme Vauvenargues ou Le Tholonet, directement au contact de la montagne Sainte-Victoire, cette échine calcaire sanctifiée par le peintre Cézanne. Situé sur le revers nord du massif, Jouques ne se laisse pas conquérir facilement, « perdu » au bout d’une route départementale, à la limite des Alpes-de-Haute-Provence, du Vaucluse et du Var. Mais quel charme ! Gros bourg tassé, il a conservé tout le naturel des villages provençaux. Quelques commerces de proximité, des ruelles étroites reliées par des passages et des escaliers, où le soleil peine à pénétrer, des églises et des chapelles, un boulodrome, deux à trois cafés populaires, des platanes… Et le chant des cigales en été.
Fuveau, village surprise près d’Aix-en-Provence
Les automobilistes filant sur l’A52 entre Aix-en-Provence et Toulon l’aperçoivent furtivement, sur la droite : une solide église et son haut clocher, semblant maintenir au sommet d’un tertre un amas de maisons en pierre, telle une carte postale de village perché sudiste. Pour s’y rendre, il faut quitter l’autoroute, avant d’aller se perdre dans l’écheveau de rues étroites qui grimpent jusqu’à l’église Saint-Michel, à l’imposante façade baroque. Bien placé, Fuveau ouvre des panoramas uniques sur la montagne Sainte-Victoire, au nord, et le massif de la Sainte-Baume, au sud. Un arrêt bienvenu sur la route des vacances, pour apprécier le calme résidentiel de ce joli bourg sans histoire.
Barbentane, au nord, l’étonnant bourg fortifié
Voilà encore un petit village situé dans un « coin » du département qui, pour cette raison peut-être, reste à l’écart des flux de visiteurs. Il possède pourtant tous les atouts pour devenir un « point de fixation ». Situé à la confluence de la Durance et du Rhône, ce bourg de plaine et de collines est tout d’abord très proche d’Avignon, à moins de 10 km. Il y flotte ensuite un esprit médiéval, incarné par plusieurs repères : ses deux portes fortifiées ; son église romane, au clocher du 12ème s. ; sa Maison des Chevaliers, d’origine aussi du 12ème s. ; et sa tour Angelica (14ème s.), haute de 28 mètres. S’y ajoute un beau château Renaissance (privé), surnommé le « Petit Trianon du Soleil ». Arrêt recommandé !