Les îles françaises sans voiture à visiter

Publié le par Clio Bayle

Pourtant si proches de nos côtes, ces îles françaises ont su garder intacts leur nature sauvage et leur statut d'échappatoire au monde. À l'écart du continent, autant géographiquement que symboliquement, elles tiennent par-dessus tout à leur tranquillité, et la cultivent jalousement en bannissant notamment de leur petit territoire, les véhicules à moteur. Découvrez 10 îles où l'on respire un air frais !

Les îles de Port-cros et du Levant (Var)

Deux des trois îles d'Hyères, surnommées également îles d'Or, sont strictement interdites aux voitures. Plus sauvages encore que Porquerolles, la plus balnéaire et la plus fréquentée de l'archipel, Port-Cros et l'île du Levant sont deux parenthèses paradisiaques à l'écart du monde. Elles se distinguent d'une part, par leur relief, Port-Cros culminant en son point le plus haut à 197 mètres au-dessus du niveau de la mer, et ensuite, par leur végétation, l'île du Levant étant plus minérale que ses voisines. Ce léger dépouillement végétal fait écho d'ailleurs à sa réputation, puisque c'est un haut lieu du naturisme !

L'île des Embiez (Var)

Encore un petit coin de paradis ! Propriété de la société Paul Ricard depuis 1953, l'île des Embiez est située à seulement 10 minutes en bateau de Six-Four-les-Plages. Proche de la côte, certes, mais remarquablement préservée de son urbanisme ! Ce petit bout de terre de 95 hectares concentre pas moins de 90% des essences végétales méditerranéennes connues ! La circulation automobile n'y est autorisée que pour les trajets embarcadère-parking.

Le littoral varois abrite parmi les plus belles plages d'Europe

Les îles de l'archipel du Frioul (Bouches-du-Rhône)

If, Ratonneau, Pomègues, Tiboulen... De roulement violent, ces îles ne connaissent que le Mistral. Au large de Marseille, ces vaisseaux de pierre sèche, d'un blanc éclatant, sont inaccessibles aux véhicules à moteur. Partie intégrante du cœur du parc national des Calanques, leur exceptionnel environnement et leur biodiversité unique font d'ailleurs l'objet d'une protection renforcée.

L'île d'Aix (Charente-Maritime)

Depuis le départ de l'armée en 1918, cette île à l'embouchure de la Charente semble vivre au ralenti, bercée par un microclimat aux accents méditerranéens. Sa nature exceptionnellement préservée se marie avec sérénité à ces majestueuses fortifications Vauban. La circulation automobile y est interdite.

Houat et Hoedic (Morbihan)

Dans le golfe du Morbihan, à l'abri entre le Croisic et Quiberon, Houat et sa petite sœur, Hoëdic, se découvrent à pied. Les voitures y sont interdites, faisant d'elles, deux cocons de tranquillité, où le temps s'écoule selon un rythme qui leur est propre. Leurs côtes, typiques de la nature sauvage de Bretagne, alternent larges horizons, plages de sable doré, mer turquoise et rochers sculptés.

L'île de Sein (Finistère)

La dernière terre avant l'Amérique ! Située à l'extrême ouest du Finistère, au large de la pointe du Raz, l'île de Sein est une langue de terre de bout du monde, s'élevant seulement d'un petit mètre cinquante au-dessus du niveau de la mer. Selon la légende, il s'agirait d'une épave du royaume d'Ys, englouti dans la baie d'Audierne. On se déplace surtout à pied à travers ses quelque 58 hectares. Même le vélo y est interdit en été, les ruelles du bourg étant trop étroites pour permettre de s'y croiser.

L'île de Molène (Finistère)

Joyau du Parc naturel marin d'Iroise et épicentre d'une archipel de bout du monde, Molène cultive son statut de territoire à part. Hors du temps, l'île l'est au sens propre, puisque certains de ses habitants refusent encore de s'aligner sur le fuseau horaire du continent. Une tradition qui remonte aux années 60, où déjà sa population résistante ne reconnaît que l'heure vraie, celle du Soleil, et qui n'obéissait qu'à un seul rythme, celui des marées. Il faut dire que l'océan règne ici en maitre, transfigurant le paysage au fil des heures. Les voitures sont essentiellement absentes de l'île.

L'île de Bréhat (Côtes-d'Armor)

Bréhat présente de multiples visages. C'est un archipel constitué de plusieurs centaines d'îles et d'îlots. L'île principale elle-même, composée de deux îles rattachées par une chaussée de pierre construite par Vauban, présente des paysages variés. Au nord, elle offre une végétation plus parsemée et plus rase, tandis qu'au sud, elle foisonne de fleurs aux parfums méditerranéens, tant et si bien d'ailleurs, qu'on la surnomme l'île aux fleurs. Ayant refusé par référendum la présence de véhicules à moteur sur leur île, les habitants se promènent essentiellement à pied ou à vélo.

Le Mont-Saint-Michel (Manche)

La Merveille est un objet de fascination par-delà les frontières. L'immensité sauvage de la baie, au milieu de laquelle trône le rocher, confère à l'ensemble un charme mystérieux. L'un comme l'autre sont inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco. Pour mieux préserver son caractère maritime, la route-digue qui reliait l'îlot au continent a été remplacée en 2015 par un pont passerelle. Les voitures ne peuvent ainsi plus s'en approcher.

Entrez dans l'intimité du Mont-Saint-Michel

Les îles Chausey (Manche)

C'est un archipel de plusieurs kilomètres carrés regroupant une cinquantaine d'îles et d'îlots à marée haute, et plus de 350 à marée basse. Théâtre de marées parmi les plus impressionnantes d'Europe, c'est l'un des sites les plus paradisiaques et étonnants de Normandie. Les voitures y sont interdites, laissant libre cours à un tout autre concert, celui des oiseaux dont c'est un royaume.