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Que visiter dans le Périgord noir ?

Par Clio Bayle et Hugues Derouard

Terre de cocagne qui a séduit les hommes dès l’aube des temps, le Périgord se décline en quatre territoires multicolores : le vert, le pourpre, le blanc et le noir. Ce dernier, qui tire son mystérieux qualificatif de ses chênes verts aux troncs très sombres, s’étend sur la partie Sud-Est de la Dordogne. Sûrement le plus extraordinairement riche des quatre, il essaime le long de ses rives, comme autant de pépites, grottes et cavernes gardiennes de nos origines, villages médiévaux et forteresses suspendues entre terre et ciel.

Sarlat, la belle réveillée 

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77 monuments protégés. Sarlat sait éblouir. La pierre blonde de ses bâtiments aussi. Ce joyau, blotti entre Vézère et Dordogne, est devenu à lui seul le symbole de l’art de vivre périgourdin. La profusion de son patrimoine, riche de demeures plus élégantes les unes que les autres, témoigne de la richesse de sa noblesse à partir du XVe siècle. Tombée en désuétude, elle a heureusement servi de ville pilote à la fameuse loi sur « les secteurs sauvegardés » de Malraux. Des chantiers de restauration ambitieux lui ont rendu son lustre d’antan, et quel brillant ! La belle est désormais réveillée et attire chaque année près de 2 millions de visiteurs.

Sites emblématique de la Préhistoire : La Roque Saint Christophe, Font-de-Gaume 

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Lascaux n’est plus ouverte qu’à quelques spécialistes triés sur le volet, n’autorisant que de rarissimes passe-droits. Pour les autres, les visites sont interdites, il faut se tourner vers Lascaux 4 pour avoir un aperçu de la grotte.

Si Lascaux est emblématique, la vallée de la Vézère dans son ensemble, terre d’adoption de Neandertal et de Cro-Magnon, regorge de traces d’un lointain passé. Longer la Vézère depuis Les Eyzies, c’est découvrir le lien intime entre la vallée et la préhistoire. Profusion de gisements paléolithiques, d’abris sous roche, de grottes ornées… Sur la route entre Montignac et Les Eyziès, un site est emblématique : La Roque Saint Christophe, une falaise longue d’un kilomètre suspendue au-dessus de la Vézère et creusée d’abris. Occupées par l’homme préhistorique, ses cavités naturelles furent ensuite aménagées, taillées au Moyen-Âge, servant notamment de refuge aux huguenots, avant d’être démantelées au XVIe siècle. C’est aujourd’hui le plus vaste ensemble troglodytique d’Europe.

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Grottes troglodytes de La Roque-Saint-Christophe
La Roque Saint Christophe.

À un kilomètre des Eyzies, on peut découvrir l’une des grottes les plus importantes au monde, Font-de-Gaume, au creux d’une falaise dominant un vallon. Des bisons aux cornes rouges, des chevaux, des rennes, des mammouths, d’énigmatiques signes géométriques.... Les quelque 200 œuvres, peintures et gravures, de l’époque magdalénienne (15 000 ans avant J.-C.) ont été mises au jour en 1901. C’est aujourd’hui la seule grotte ornée polychrome ouverte au public au monde.

Les villages perchés de Beynac-et-Cazenac, spectaculaires

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En aval de Sarlat, édifié sur des falaises de calcaire, se dresse à 150 mètres en surplomb de la rivière, l’un des châteaux les plus spectaculaires de Dordogne, le château de Beynac-et-Cazenac. La légende raconte que Dieu distribuant les châteaux de par le monde vit le fond de son sac se crever au-dessus du Périgord ! Du haut de son éperon rocheux, ce vaisseau de pierre, véritable prouesse architecturale, surveille la vallée depuis le XIIe siècle.  Il est entouré d’un des plus « plus beaux villages de France », bourg aux ruelles très pentues et grossièrement pavées, bordées de maisons anciennes aux pierres blondes.

Découvrez l’histoire de Beynac-et-Cazenac en lisant notre article sur cette sentinelle de la vallée de la Dordogne.

La Roque-Gageac, douceur de vivre

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La Roque-Gageac vue depuis la Dordogne

Le village de La Roque-Gageac, ancien port sur la Dordogne, est un autre joyau de ce périmètre d’or. Comme posé délicatement le long de la rive, au pied d’une haute falaise, le village bénéficie d’un microclimat très agréable qui lui a valu le surnom de « Petite Nice du Périgord ». On peut y admirer une flore tout à fait exotique pour la région, faite de lauriers-roses, de palmiers et d’orangers…

Partez pour une balade en gabarre à partir de la Roque-Gageac avec notre sujet sur les châteaux de la vallée de la Dordogne.

Le château de Castelnaud, éternel rival de Beynac

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Château de Castelnaud

Éternel rival de Beynac, qu’il semble regarder en chien de faïence, posté à trois kilomètres d’écart, ce fier castel a lui-aussi été restauré dans les années 1960 et figure parmi les châteaux les plus célèbres de la Dordogne. Juché à la confluence avec le Céou, Castelnaud, érigé au XIIe siècle, changea maintes fois de camps, entre Anglais et Français durant la guerre de Cent Ans, avant de revenir définitivement dans le giron du royaume en 1442. Rappelons que nous sommes dans un territoire tampon qui fut coincé, au Moyen Âge, entre les possessions anglaises et françaises. Il abrite d’ailleurs, dans les salles du logis, un exceptionnel musée de la Guerre, présentant l’une des plus belles collections privées d’armes médiévales.

Domme, entre terre et ciel

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Vue aérienne de Domme

Encore un bastion vertigineux ! Fondé sur une falaise au-dessus de la rivière, Domme fût érigé en bastide en 1281 par Philippe III le hardi. Les remparts qui l’enserrent, percés de trois portes, ne se formalisent pas du relief escarpé, ils s’en accommodent avec une aisance remarquable pour des fortifications d’une telle épaisseur. Prouesse encore ! À l’intérieur, ses maisons de pierres blondes offrent une agréable promenade jusqu’à son cœur, la place de la Halle, où se déroule chaque jeudi un marché traditionnel qui s’organise autour d’une halle du XVIIe siècle, magnifiquement rénovée.

Les jardins d'Eyrignac, un éden sur la Dordogne

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Jardins d'Eyrignac

300 topiaires d’ifs, de buis, de charmes et de lierre : sculptures végétales, roserais, bassins et fontaines, jardins de fleurs et de légumes… Les jardins d’Eyrignac semblent, comme la Dordogne tout entière, avoir été bénis des dieux. Labellisées jardins remarquables depuis 2004, ils entourent le manoir familial du XVIIe siècle, classé aux Monuments historiques depuis 1986.

Les jardins de Marqueyssac

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Le site est exceptionnel : un éperon rocheux dominant la vallée de la Dordogne. C’est là que se déploient, autour d’un château dont les premières pierres remontent au XVIIe siècle, les jardins de Marqueyssac. Leur tracé aurait été confié à un disciple de Le Nôtre avant qu’au XIXe siècle, Julien de Cerval, héritier des lieux et féru de jardins italiens, aménage les terrasses en plantant des milliers de pieds de buis et de cyprès qu’il fit tailler en topiaire. Le parc offre une superficie de 22 hectares représentant 6 kilomètres d’allées, bordés et ornés de plus de 150 000 buis centenaires. Rocailles, cascades, théâtres de verdure et un impressionnant belvédère en à-pic à 130 mètres au-dessus de la rivière complètent la visite.

Commarque, une apparition 

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Ruines de Commarque

Incroyable vision que celle de cet ensemble fortifié, dissimulé au milieu d’un bois. Construit à partir du XIIe siècle par la famille Commarque, passé aux mains des Beynac, puis des Anglais ; le château, comme son village, furent finalement désertés à la fin XVIe siècle et sombrèrent doucement dans l’oubli. Grâce à un descendant la famille des bâtisseurs, le site a fait l’objet d’un long travail d’exhumation à partir des années 1960.

Milandes, le château de Joséphine Baker

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Élégantes tourelles, larges fenêtres à meneaux laissant pénétrer la lumière... Les Milandes est un château construit à la fin du XVe siècle pour Claude de Cardaillac, l’épouse du seigneur de Castelnaud, qui ne supportait plus de vivre dans l’austérité de la forteresse féodale. Il est aujourd’hui mondialement connu pour avoir été l’écrin de l’utopie périgourdine de Joséphine Baker. La chanteuse de music-hall, tombée amoureuse du lieu en 1937, y fonda un complexe touristique ultra-moderne, baptisé « capitale de la fraternité́ universelle ». L’histoire finit mal, elle sera expropriée en 1969, croulant sous les dettes. Labellisée "Maison des Illustres" en 2012, la demeure est aujourd'hui aménagée en musée consacré à l’artiste.