La très animée rue de Lille ouvre la vue sur Notre-Dame-de-l’Immaculée-Conception et son dôme, d’un peu plus de 100 m de haut. Reconstruite au xixe siècle, la basilique abrite une vaste crypte, où se mêlent art sacré et vestiges du IIIe siècle.
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Boulogne-sur-Mer, une aventure marine

La très animée rue de Lille ouvre la vue sur Notre-Dame-de-l’Immaculée-Conception et son dôme, d’un peu plus de 100 m de haut. Reconstruite au xixe siècle, la basilique abrite une vaste crypte, où se mêlent art sacré et vestiges du IIIe siècle.

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En bref

Résumé réalisé avec l’IA, validé par Détours en France.

  • Boulogne-sur-Mer est une ville imprégnée de deux mille ans d'histoire, marquée par son port romain devenu un grand port de pêche. Elle abrite des monuments historiques comme la basilique Notre-Dame, avec sa vaste crypte et sa statue miraculeuse, et elle est renommée pour son street art vibrant, notamment grâce à des artistes de renom et un festival annuel.
  • Le château-musée de Boulogne-sur-Mer offre un voyage à travers l'histoire et l'art, avec des collections uniques comme celle des céramiques grecques et des masques d'Alaska. Les visiteurs peuvent profiter de promenades charmantes autour des remparts et découvrir le patrimoine culturel, notamment le beffroi classé à l'Unesco et les ruelles animées du Vieux Boulogne.
  • Le port de Boulogne-sur-Mer est un centre économique majeur, avec une grande activité de pêche et de transformation des produits de la mer. Les visiteurs peuvent acheter du poisson frais directement des artisans-pêcheurs et profiter de la promenade jusqu'au phare rouge, offrant une vue spectaculaire sur les Deux Caps.

Le vent souffle depuis le calvaire des marins sur la falaise, au-dessus du port. Au loin, les vagues se brisent contre la digue Carnot, spectaculaires. « C’est le meilleur point de vue pour dominer la rade et le détroit du pas de Calais », affirme Antoine Louis, enfant de Boulogne-sur-Mer et guide touristique. « Par temps clair, Caligula, Jules César ou Napoléon ont forcément observé les côtes anglaises depuis cet endroit ! » C’est ça Boulogne-sur-Mer : deux mille ans d’histoire concentrés autour d’un port romain, devenu l’un des plus grands ports de pêche français. Sous nos yeux se déploie le ballet des bateaux rentrant au port, silhouettes familières d’un labeur incessant. D’ici, les matelotes boulonnaises scrutaient autrefois l’horizon, attendant fébrilement le retour de leurs hommes. Mais la mer, implacable, ne rend pas toujours ce qu’elle prend. Sur les murs de la chapelle en forme de coque de bateau s’inscrivent les noms de 5 600 marins disparus en mer, témoins d’une mémoire gravée dans les vagues et le vent que des bénévoles transmettent aux visiteurs du 15 juin au 15 septembre.

À 102 mètres de hauteur, le dôme et la croix de la basilique Notre-Dame-de-l’Immaculée-Conception dominent la villefortifiée. En 1828, un jeune abbé, Benoît Agathon Haffreingue, redécouvre les fondations de cette église érigée au viie sièclesur les bases d’un camp romain et détruite pendant la Révolution française. Il va consacrer sa vie à reconstruire une basilique dont il dessine lui-même les plans en s’inspirant des Invalides et du Panthéon, à Paris, de Saint-Pierre de Rome et de Saint-Paul de Londres. Le pari semble réussi tant Notre-Dame multiplie les audaces. Sa crypte, la plus vaste de France avec son labyrinthe de 100 mètres de longueur et ses 1 400 mètres carrés, est ouverte à la visite. On s’y émerveille à la fois de décors peints du xixe siècle, de chapiteaux romans et de trésors d’art sacré, reflets d’une dévotion populaire pour la Vierge nautonière. La statue miraculeuse y repose et ne sort que lors de la grande procession, qui a lieu chaque été au mois d’août.

Boulogne-sur-Mer, c'est « graff » beau ! 

Fresque de Gonzalo Borondo qui a obtenu le 1er prix du "Golden Street Art" récompensant la plus belle fresque de France en 2020.
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Fresque de Gonzalo Borondo qui a obtenu le 1er prix du "Golden Street Art" récompensant la plus belle fresque de France en 2020.

C’est une petite rue escarpée pleine de charme, avec sa flanquée de marches et sa vieille rampe. La rue Jules-Baudelocque est devenue célèbre pour accueillir l’un des trompe-l’œil les plus spectaculaires de France, une fresque géante de street art signée par l’artiste espagnol Gonzalo Borondo. L’œuvre figure un portail en fer forgé sur six étages, comme une métaphore de la vie avec ses portes à ouvrir et ses étapes à franchir. Depuis 2016, Boulogne-sur-Mer a donné carte blanche aux artistes de la discipline (David Walker, Case Maclaim, Eduardo Kobra, etc.) et compte parmi les meilleurs spots de street art français, au même titre que Lille, Lyon ou Marseille. Chaque été, un festival vient enrichir un parcours urbain riche de plus de 100 œuvres à admirer au fil de cinq parcours dans tous les quartiers de la ville.

Visite de Mariette à Dickens

La place Godefroy-de-Bouillon, qui accueille chaque été un jardin éphémère (ici la 17e édition, baptisée « Rhapsody in Blue »), devant l’hôtel de ville, bâtisse en briques rouges du xviie, et le beffroi médiéval (XIIe), ancien donjon roman inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.
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La place Godefroy-de-Bouillon, qui accueille chaque été un jardin éphémère (ici la 17e édition, baptisée « Rhapsody in Blue »), devant l’hôtel de ville, bâtisse en briques rouges du XVIIe, et le beffroi médiéval (XIIe), ancien donjon roman inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

Il a sûrement été saisi de la même émotion que nous devant cette momie exposée au château comtal, à deux pas de la basilique. Auguste Mariette, enfant du Boulonnais, pionnier de l’égyptologie moderne, se souviendra de sa ville natale en faisant don de nombreux objets au musée. Comme lui, des explorateurs locaux parcourront le monde. Les fonds présentés ici nous transportent à travers le temps et l’espace, au sein des murs de cette forteresse médiévale. La plus grande collection de céramiques grecques d’Europe côtoie une série unique de masques d’Alaska. Jusqu’en janvier 2026, l’exposition Comme un reflet d’opale dévoile l’histoire et les paysages de la Côte d’Opale, de Wissant à Berck-sur-Mer. Depuis le château-musée, le chemin de ronde, aménagé en promenade « charmante, ombragée par une voûte d’arbres sur les vieux murs qui forment la ville haute » comme l’écrivit Charles Dickens, offre de beaux points de vue sur la cité et les jardins au pied des remparts. Ne manquez pas également le beffroi inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco et les ruelles animées du Vieux Boulogne, dont la pittoresque rue de Lille, anciennement appelée rue des Cuisiniers, bordée de boutiques, de bars et de bonnes adresses gourmandes en tout genre.

Le château-musée, rue de Bernet.
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Le château-musée, rue de Bernet.

Retour de pêche

La vie du port est rythmée par le ballet incessant d’une centaine de petits navires côtiers. Au premier plan à dr., le Laurent-Geoffrey, un fileyeur de 12 m de long, sur le point d’accoster.
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La vie du port est rythmée par le ballet incessant d’une centaine de petits navires côtiers.

Nous redescendons vers le port, où quelque 120 bateaux occupent les quais. Des petits navires côtiers, comme les fileyeurs et les coquillards, mais aussi des chalutiers et des hauturiers, taillés pour les longues traversées au large. L’odeur du poisson frais, le grondement des moteurs, le cri perçant des mouettes, les étals chargés des aubettes… Ici, le monde de la mer s’invite en ville. Premier port de débarquement de poissons (plus de 30 000 tonnes), premier centre européen de transformation des produits de la mer, Capécure reste au cœur de l’économie boulonnaise. Quai Gambetta, on se presse pour acheter du poisson tout frais. En ce moment, il y a de la sole, du turbot, du homard ou de l’araignée de mer sur les stands ornés des noms des bateaux de pêche : L’Océane, Laurent-Geoffrey, Lady Camille ou La Mère Louise. Privilégier les enseignes bleu ciel des artisans-pêcheurs, c’est la garantie de déguster du poisson directementde la mer à l’assiette. Le long des berges, la promenade de l’axe Liane conduit jusqu’au phare rouge, offrant une sensation d’évasion et une vue imprenable vers les Deux Caps, labellisés Grand Site de France.

Parmi les aubettes du quai Gambetta se trouve l’étal du Laurent-Geoffrey, tenu par Valérie Arnout.
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Parmi les aubettes du quai Gambetta se trouve l’étal du Laurent-Geoffrey, tenu par Valérie Arnout.

La colonne de la grande armée, l'hommage singulier à Napoléon 1er

En 1803, après la rupture de la paix d'Amiens, Napoléon relance son projet d'envahir l'Angleterre. Il débarque à Wimille, près de Boulogne, avec 120 000 hommes. Le projet n'abouta pas, mais, en 1805, l'empereur décore sur place 2000 soldats. Reconnaissantes, les troupes du camp de Boulogne décident d'ériger un monument à la gloire de leur chef. Ses soldats mettront dix-sept ans à dresser dans le ciel de la Cote d'Opale les 54 mètres de haut et 263 marches la colonne de la Grande Armée. Après la Seconde Guerre mondiale, le général de Gaulle fait remplacer la statue de Napoléon tout en prenant soin de lui faire tourner le dos à l'Angleterre, l'heure étant à la paix. Anecdote clin d'œil, un poème anti-Anglais avait été dissimulé dans l'ancienne statue. Retrouvé des années plus tard, il est aujourd'hui exposé dans le musée situé à proximité de la colonne.