La baie de Somme : 5 activités pour faire le plein de sensations
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La baie de Somme : 5 activités pour faire le plein de sensations

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En bref

Résumé réalisé avec l’IA, validé par Détours en France.

  • Explorer la Baie de Somme en pirogue polynésienne permet d'observer de près un écosystème fragile et de profiter d'une vue unique sur les phoques, tout en nécessitant vigilance face aux courants forts.
  • Le char à voile entre Fort-Mahon et Quend offre des sensations fortes en toute sécurité, accessible dès 7 ans, et permet de se déplacer à 30 km/h grâce à la seule force du vent.
  • Le longe-côte en Baie de Somme, une activité tonique et aquatique, améliore la circulation sanguine et se pratique avec un BNI optimal pour le confort, tout en sollicitant l'ensemble du corps.

Entre terre et mer, en pirogue polynésienne

Pirogues et kayaks dans la baie de Somme
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Pagayer dans les rieux - étroites voies d’eau - reste un moment unique pour observer les moutons des prés-salés qui font bombance sur un tapis de végétaux marins (salicorne, aster maritime, obione). Comme le souligne Yann Joly, président de Va’a en Baie de Somme, « c’est en étant au cœur d’un écosystème qu’on en mesure la fragilité. » Sur le papier, découvrir en pirogue polynésienne l’estuaire qui sépare Saint-Valery-sur-Somme du Crotoy a de quoi séduire. Mais attention à ne jamais baisser la garde. « Les courants sont forts. Il faut contourner les obstacles et surtout éviter de s’échouer sur un banc de sable.» Quand le guide se transforme en capitaine, on obéit sans moufter ! Longue de 13 mètres, pouvant accueillir 12 personnes réparties dans deux coques, l’embarcation glissera alors jusqu’à la pointe du Hourdel. Là où les phoques ont l’habitude de se dorer la pilule sans jamais déranger qui que ce soit…   

Un vent de liberté en char à voile

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Quand la mer se retire à 500 mètres des dunes, les 15 kilomètres de sable fin entre Fort-Mahon et Quend sont une bénédiction pour les amateurs de sensations fortes. Aux commandes d’un char à voile, on file à 30 km/heure, poussé par la seule force du vent. Au sentiment de liberté s’ajoute la certitude de ne perturber ni les gens (le char à voile se pratique en dehors des zones de baignade) ni les oiseaux (l’embarcation ne fait aucun bruit). Accessible dès 7 ans, la discipline ne requiert que des chaussures fermées, des gants, des lunettes de soleil et un casque. Après un briefing et un galop d’essai en compagnie d’un pro, le pilote néophyte se jette à l’eau. « La direction est assurée par les pieds qui appuient sur le palonnier, la propulsion par les mains qui tiennent l’écoute », résume Théophile Boone, responsable à l’école de char Eolia. Et pour s’arrêter ? Il faut juste lâcher les cordes et se tourner face au vent.    

Le tonus du longe-côte

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Si vous apercevez des combinaisons marcher en file indienne dans l’eau, il s’agit certainement d’amateurs de longe-côte. En baie de Somme, l’activité est en plein essor. « Il faut juste un sol stable sans trop d’enrochement et surtout le pratiquer avec un professionnel qui connaît le terrain », assure Thomas Wallyn, pionnier d’une discipline qui sollicite autant le haut que le bas du corps à l’instar du ski de fond. Pour avancer, à défaut de bâton, on utilise une pagaie, une palme de bras ou simplement le plat des mains. Il faut juste avoir le BNI - le Bon Niveau d’Immersion - situé entre le nombril et la poitrine « pour une question de confort et de gravité », reprend Thomas. Contrairement aux idées reçues, la marche aquatique est très tonique. Evoluer dans de l’eau vivante face au vent vaut une séance d’aérobic. L’avantage, c’est qu’on relance la circulation sanguine et qu’on est au frais.      

Prendre le large à vélo

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Au départ de Saint-Valery-sur-Somme, la Véloroute Vallée de Somme (V30) permet de prendre le large dans les terres sans jamais quitter le fleuve Somme. Sur une cinquantaine de kilomètres, cette voie verte et bleue traverse un corridor naturel aux richesses insoupçonnées telles que la réserve ornithologique de Grand-Laviers et les étangs des Jardins de la Plume d’Abbeville. En selle, on enjambe ensuite l’un des dix ponts de Pont-Rémy jusqu’au château de Long, accompagné par le chant flûté des Blongios nains et des Rousserolles effarvattes. A Bourdon, les marais de Cavins surplombés par le larris (coteau calcaire) rappellent l’importance passée de l’exploitation de la tourbe dont ils sont issus. La balade à deux-roues s’achève à Picquigny. Ici on pourra se reposer en faisant un peu de bateau électrique, voire passer la nuit dans un voilier Super Challenger. Le monocoque ayant pris sa quille dans le jardin de l’ancienne maison éclusière, aucun risque de mal de mer…  

A pied, on reste « bouche baie »

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La baie d’Authie est l’endroit rêvé pour en prendre plein les mirettes « à condition d’avoir une approche respectueuse de l’environnement », soutient Olivier Hernandez, guide nature. Selon lui « la pérennité d’un écosystème est d’abord une question de comportement. » Une fois averti, on peut se rendre au nord de Fort-Mahon à la pointe de Routhiauville. Tapissé de lilas de mer, le sentier des Pêcheurs est d’une beauté rare. On y croise des chevaux Henson, des vaches Highland et on reste sans voix devant une nichée de gravelots. Un peu plus bas se trouve le Sentier d’accès à la mer dit le Bout des Crocs. Long de 8 km (A/R), bordé de pins et d’argousiers, il nous immerge dans une nature sauvage. Si les mollets suivent, on opte pour une visite nocturne au Parc du Marquenterre. Les crépusculaires sont la promesse d’une symphonie ornithologique inouïe. La nuit tombée, les cormorans crient pour se rendre au dortoir, le rossignol chante de sa voix cristalline tandis que le fantôme des roselières (butor étoilé) vous charmera de ses graves vocalises.